Mon fils, ses nuits et moi

A la naissance de mon petit bébé, tout petit bébé, je savais que les nuits allaient être compliquées pendant un petit moment. Jamais je n’aurais pensé passer le cap des 16 mois … Et me voilà, 497 nuits plus tard et seulement une quarantaine de nuits pleines.

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Ça a commencé comme un début classique de vie : beaucoup de pleurs, beaucoup de faim, beaucoup de doutes pour les nouveaux parents qui ne connaissent pas leur nouveau-né rencontré quelques jours/semaines plus tôt. Puis ça a continué … Il a espacé correctement ses biberons vers 3 mois, puis quasi aucun biberon vers 5/6 mois mais des réveils entre chaque cycle de sommeil. Quelques semaines de répit à ses 7 mois puis le début de la motricité. Et ça ne s’est plus arrêté depuis. Chaque changement, chaque période, chaque difficulté est rendue insurmontable la nuit.

Il est là, constamment, nuit et jour nous demandant de l’aider. On me parle souvent de le laisser pleurer. Comment ? Il hurle de terreur, seul, dans le noir et nous appelle. Alors je me lève encore et encore pour être présente, le caresser, le câliner et le rendormir doucement. Je passe mes nuits à essayer de le rassurer et mes journées à essayer de comprendre pourquoi, pourquoi est-il aussi angoissé la nuit, que se passe-t-il.

En dernier recours, nous avons été voir une psychologue de l’enfant qui a posé un premier diagnostic : hyperémotivité. Ses émotions le dépassent et l’angoissent en permanence. Plus qu’à faire le deuil de nos nuits pendant quelques années …

Et je lui dis MERCI. Merci de nous avoir écouté, merci de nous avoir dit que nous étions sur la bonne voie, que non la solution n’est pas de le laisser, de nous expliquer ce qu’il se passe et surtout de m’avoir redonné la patience de l’écouter même la nuit. 

C’est pour lui si je me lève de 3h à 5h du matin quasiment chaque nuit, pour l’aimer et l’aider. Croyez moi les mamans qui ne dorment pas, ça change la vie de se concentrer uniquement sur le bien-être de ce petit truc CHIANT et de ne pas se projeter sur la fatigue du lendemain. Juste être là et se dire qu’on crée des souvenirs …

Les mamans du club des cernes, courage. Mille fois courage et n’hésitez pas à aller voir un professionnel. Il ne vous aidera pas plus, il ne vous apprendra rien mais ça fait beaucoup de bien ❤

P.S : MERCI de tout mon cœur aux mamans extraordinaires avec qui je parle et qui partagent mes doutes de maman sans dodo. Un jour on vaincra 😉 avec de la patience et de l’amour !

P.P.S : Un de ses conseils qui marche au poil et que je partage ici est de lâcher prise. Il hurle/pleure depuis une demi heure, ok, on allume la lumière et on lit/joue aux Lego, hop 10 minutes plus tard et c’est fini. On est sorti de l’angoisse, on est rassuré par des rituels et de nouveau au lit.

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Un commentaire sur « Mon fils, ses nuits et moi »

  1. Je ne comprends pas comment laisser pleurer peut être un conseil… Ma fille dors très bien, depuis peu elle pleure un peut la nuit mais dans son sommeil et ça dure une minutes alors oui je la laisse pleurer… Mais un bébé qui hurle je ne vois pas comment on peut le laisser… Plein de courage à vous.

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