Le jour du végétarisme

Le jour du végétarisme – le 4 novembre 2014 – le jour de la naissance de mon fils

Que de souvenirs, que de souhaits de le revivre encore et encore 🙂 Je profite de cet article pour m’y replonger encore une fois. Attention, je sens que ça va être très décousu 😀

Tout commence par une baleine qui en avait plus que ras-le-bol de la grossesse (j’ai détesté du début à la fin :D) et qui hurlait chaque soir de journée sans naissance. Arrive ENFIN le mois de novembre et le tant béni/attendu 21 novembre ! Je trépigne, je pleure, je me tire les cheveux. CA Y EST, on voit le bout, JE REPETE je vais poooondre.

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Ma petite fleur qui éclot. OH CA VA, on peut faire de la blague aussi.

Comme des foufous de la life, nous décidons de faire un aller-retour voiture Strasbourg-Besançon le vendredi et samedi 31 octobre et 1er novembre pour faire la fiesta. Tout en espérant secrètement que ça accéléra le bignouf sans pour autant accoucher à Besac’ (j’avais tout de même embarqué la valise de maternité :D). Tout se passe au poil, je suis toujours aussi sobre et grosse en rentrant … Je décide donc d’aller à un petit repas entre amis le dimanche soir, oui oui oui, j’avais une énergie de FOLIE.

Et là, à cette soirée (encore sobre et remplie de jus de tomate)(mon royaume pour une bière), je fixe un rendez-vous avec une amie pour un café le lendemain et à elle de blaguer : « si tu n’annules pas pour accoucher hahaha ». Ha ha ha, c’est ça, ça me fait trop rire (quand je vous dis que je détestais la grossesse).

Je me couche en mode cachalot et me réveille comme une fleur à 6h du matin le 03 novembre. Enfin, comme une fleur mouillée. Je me lève en hurlant, tempêtant sur le fait que c’est tellement tellement TELLEMENT agaçant de se pisser littéralement dessus (hein, on n’est pas d’accord ?). Je fais mes petites affaires, je retourne me coucher et rebelote une demi-heure après puis de plus en plus toute la matinée. Là, je commence à douter « aaaah mais y’a pas une fuite dans mon bidou ? ».

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Son faire-part : des bottes pour le mois de novembre et du jaune, comme le soleil.

A midi, on va donc à la maternité (j’avais appelée ma pote en mode « hé j’ai une blague »). La poche des eaux est fissurée mais aucune douleur ni contraction et col ouvert à 1 doigt. On me monitoring, je ne sais pas vous mais j’ai toujours détesté ça, je me faisais atrocement chié pendant une demi heure et entendre le bruit du coeur me faisait absolument ni chaud ni froid (ouh la bonne mère en devenir haha). Résultat : monito ok, on me donne une chambre et on patiente parce que « Madame, vous accouchez ce soir ou demain ».

 A 20h, c’est l’heure tant attendu du fameux tampon pour faire mûrir le col : « je vous jure Madame, ça ne déclenchera RIEN. Il faut le produit qu’on vous donnera demain si rien ne démarre, le tampon assouplit juste le col ». Ok ok, c’est partiiii. Premières contractions non douloureuses due au produit mais ça se stoppe vite comme prévu. J’ai encore du temps pour me préparer à la naissance, je vais pioncer.

A 23h, pliée en deux de douleur, je descend en salle d’accouchement. Les contractions sont arrivées d’un coup, très fortes et espacées de quelques minutes. Le travail commence avec un col toujours à 1. Jusque 2h, j’essaie de gérer avec la baignoire et le reste mais je ne tiens plus (je vous passe sous silence la tête de la meuf) (mon mec parle de l’Exorciste hein) et on me pose la péridurale. BONHEUR BONHEUR BONHEUR (aussi appelé morphine) (mon mec parle de Bob Marley). Je sentais venir les contractions mais avec une douleur minime, je me suis donc endormie et réveillée une heure plus tard, toute reposée.
A 3h30, second toucher du col. Je suis à 9 et elle sent la tête et les cheveux. Je pousse environ 20 minutes mais on n’arrive pas à le faire sortir. Le fin mot de l’histoire c’est que le gamin (déjà très bien élevé et coopératif) avait eu envie d’un très long cordon tout autour de son corps, bonjour le ressort et donc ventouse pour bloquer sa têtete dans vavagin après avoir eu un homme de 50 ans à genoux sur mon bide à chaque contraction (l’accouchement de la zénitude).
A 4h02, je pousse une nouvelle fois et dégage ses épaules. Et il est là, il vient de recevoir la vie. On l’a posé sur moi. Il n’a pas pleuré ni crié, il était juste ce petit garçon que je vois encore la tête dans mes nichons : tout calme, apaisé, à regarder de ses petits yeux.
Martial
La douleur la plus incroyable de ma vie pour l’amour le plus pur2
Allez, fini la poésie. Pour les détails dégueulis, pas d’épisiotomie malgré la violence de l’accouchement et ma demi-heure de poussée. Mon mec ne se remet toujours pas de la délivrance du placenta (on vous a dit que depuis on est végé ? Y’a des steaks qui marquent l’esprit) :D. Un sexe effroyable après la descente du truc (NON MAIS j’avais une poche de glace pendant deux jours, bourdel), des seins qui sont passées de A à E (tranquiiiille) et un bébé qui, devinez quoi, ne dormait déja pas 😉

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