Le caprice n’existe pas

Après avoir moi aussi commenté sur un post IG que le caprice n’existait pas, j’ai eu envie d’écrire plus longuement sur le sujet !

Qu’est ce que le caprice ?

Le caprice serait quand un nouveau-né/bébé/bambin/enfant cherche à avoir quelque chose par des cris, des pleurs, une insistance quelconque. Ça peut être aussi bien les bras, le gâteau, rester au parc, etc. Toutes les situations où on entend très facilement « oh le petit capricieux ! », chose qui me met littéralement hors de moi. Essayer seulement de me dire que mon enfant est capricieux quand il s’exprime 😉

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Qu’est ce qu’il a y a VRAIMENT dans un caprice ?

Dans un caprice, il y a un torrent d’émotions qui s’entremêlent et qui mènent toutes à une seule : la colère. On en parle souvent en termes très négatifs et je ne suis plus d’accord depuis une petite dizaine d’années. La colère est une très très belle émotion et certainement la plus complexe qu’on puisse éprouver. Elle est là pour nous dire que quelque chose nous attaque, qu’il faut l’arrêter ou se protéger : « Ah je me mets en colère, qu’est ce qui se passe ? Oui, ce mec m’agace avec ses paroles. Je lui dis d’arrêter », fin de l’histoire.

Ce qu’on appelle caprice est tout simplement une colère de protection, une colère pour se faire entendre car personne n’a entendu les émotions qui explosaient avant. Je souhaite que mon bambin aille se baigner avec moi, il rechigne ou me dit « non », je trouve qu’il faut quand même, je le prends par la main, il hurle, se jette au sol et je me mets à hurler aussi « arrête ton caprice ».

Le caprice comme façon d’expliquer toute émotion

Dans cet exemple d’enfant à la mer, on parle de caprice dès que l’enfant souhaite faire différemment de nous : JE pense que c’est plus intéressant comme ça, il n’a que 18 mois, JE décide et puis c’est tout, il arrête son caprice. Mais son caprice de quoi ? De vouloir exister et dire quelque chose ?

Face à ce mécanisme de pensée, l’enfant n’a qu’une seule façon de réagir. Il doit entrer dans le conflit afin de faire prévaloir ses idées et de se préserver. Essayer deux secondes d’imaginer une situation qu’on a tous connu. Vous avez un truc à dire, on vous coupe, personne ne vous laisse terminer votre phrase, que faites-vous ? a) vous criez pour attirer l’attention et vous dîtes ce que vous avez à dire b) vous ne dîtes rien et vous restez avec une boule dans la gorge de vous sentir si minable.

Non je ne trouve pas que ce raccourci soit facile, je le trouve même très explicite car un enfant est autant un être humain qu’un adulte. Il n’y a pas de hiérarchie, mon fils existe autant que moi 🙂 Faut-il vraiment avoir des expériences pour avoir le droit d’exister ? Je n’ai jamais sauté en parachute, je dois donc me taire ? Vous trouvez ça absurde, et bien mon gamin n’a encore rien fait de sa vie et dans sa vie, je ne lui retire pas sa voix pour autant.

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L’anéantissement du caprice

C’est pour cela qu’il n’y a pas de caprice chez moi, au même titre qu’il n’y a pas de licorne dans les Vosges. Je n’y crois pas alors il n’entre pas chez moi 🙂 (faciiiiiiiiiile)

Étant donné que j’écoute à 200% chaque parole, chaque rire, chaque expression, chaque pleur, mon enfant n’a aucunement besoin d’entrer dans le conflit pour se faire entendre. Ça ne veut pas dire qu’on lui obéit, ohla loin de là 😉 (l’éducation bienveillante n’est absolument pas laxiste).

Cela veut dire que si mon gamin de 18 mois souhaite rester au parc, j’écoute, je dis que j’ai entendu mais que je ne peux pas faire de compromis, qu’on doit rentrer car il commence à pleuvoir, qu’on revient avec le soleil. Soit il accepte sans problème, soit il se met en colère. Ok, j’écoute la colère, je répète encore et encore pourquoi je prends la décision, je dis que je comprends ce qu’il me dit et on finit par s’en aller au bout de quelques minutes. Tout ça sans conflit.

Oui, il a pleuré et alors ? On peut pleurer sans avoir mal. Vous n’avez jamais pleuré devant Titanic ? Vous n’êtes pas en train d’entrer en guerre mais seulement de pleurer votre émotion ? Même chose ici, je ne me braque pas en me disant qu’il veut avoir le dessus sur moi. Non, il est comme moi avec moins de retenue. Moi aussi je trouve ça SUPER SUPER injuste de partir du parc et ça me rend triste, mais j’ai 20 ans de gestion d’émotions derrière moi 😉

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Bilan à 18 mois

A 18 mois, on commence à sentir un changement. Il n’est plus aussi attentif et explose rapidement, c’est son développement qui veut ça (vivement que ça se termine quand même). Néanmoins ça reste très très facilement gérable !

  • Dire qu’on l’entend ! Essayez, je vous promets que ça réduit ENORMEMENT tout. Il crie dans la voiture, je dis que je comprends. Il crie pour manger, je dis que j’ai entendu et qu’il ne voit peut être pas mais je suis en train de l’aider. Il dit un truc improbable en montrant du doigt et s’énerve que je ne comprenne pas, je lui dis que je ne comprends pas ce qu’il dit.
  • Toujours expliquer. Mon dieu que ça demande une énergie folle, je sais, c’est vraiment très dur mais il faut essayer de s’y tenir. On explique pourquoi on fait ce choix.
  • Se remettre en question. S’il se met en colère, c’est que je l’attaque d’une façon ou d’une autre. Qu’est ce que j’ai fait ? Puis-je réagir autrement ? Le compromis est-il possible ? Il se met en colère parce que je le porte dans les escaliers, ok, essayons de le poser (quand je n’ai pas le temps, je lui dis tout simplement que je n’ai pas le temps), ah il monte l’escalier en rigolant, allez je prends deux minutes de plus pour rentrer 😉
  • Ne pas se braquer ! Je loupe constamment des signaux alors il crie pour se faire comprendre ou tout simplement me répète ce qu’il a envie de dire. Et bien, je réagis avec humilité « oh pardon Martial, je n’avais pas compris que tu avais envie de faire seul ». Il n’y a pas mort d’homme bien sûr (il pourrait mieux faire se comprendre d’abord haha) mais c’est le comportement que je souhaite qu’il ait : s’excuser quand on est en tort.
  • Dire qu’on ne peut pas. Parce qu’il est 20h et que non je n’ai plus la force de jouer à faire la course à quatre pattes (ça démonte les genoux du dieu), ça te met en colère car ça te frustre et bien soit. J’ai un besoin aussi, c’est moi qui prime là maintenant, c’est à toi de m’aider.

Avec tout ça, j’attends la crise du Terrible Two avec grande impatience 😀 je pense que notre éducation va être rudement mise à l’épreuve !

Quid de la crème solaire

Le grand sujet de la crème solaire, vaste et compliqué ! Je vais essayer d’être assez claire et concise. C’est un sujet que j’ai beaucoup travaillé mais je reste ignorante sur bien des aspects, n’hésitez pas à compléter ! 😀

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Lolilol, ce qu’on trouve sur le net !

La crème solaire, quelle efficacité ?

Un indice se calcule en fonction de la couleur de peau mais j’aurais tendance à dire que l’indice 30 doit être la base. Une crème solaire n’empêche pas de bronzer, elle diminue l’effet des UV et le bronzage mettra plus de temps à apparaitre mais avec moins de dommage pour la peau.

A tort, nous cherchons le plus fort indice partout pour nos petits bouts (et nous-mêmes). Il faut savoir que c’est avant tout une affaire marketing plus qu’autre chose étant donné les très faibles différences entre les indices 30 et 50. En effet, l’indice 30 va filtrer 96,67 % des rayons UVB, contre 98 % pour un produit FPS 50.

Ce qui compte le plus et qui fait toute la différence, c’est l’application et la fréquence. Il est prouvé qu’une diminution de 50 % de la dose à appliquer entraîne une diminution d’efficacité de 75 %. Mieux vaut donc une bonne noix de crème 30 toutes les deux heures qu’une petite dose d’indice 50 toutes les heures pour se protéger ! Les tests en labo pour mesurer les indices sont faits sur des très grosses couches de produits, normalement un produit solaire ne se garde qu’un seul été car on le finit rapidement.

Filtre chimique ou minéral ?

Il existe deux moyens de se protéger du soleil : en absorbant les rayons ou en les réfléchissant. Le filtre chimique va absorber les UV à la place de la peau, le terme chimique n’est pas du tout mauvais car son impact sur la santé est quasi nulle. Par contre, son impact environnemental est une catastrophe … Responsable de la mort des coraux (http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2291018/), ils sont pour moi à bannir totalement.

Le filtre minéral quant à lui (souvent du zinc ou de titane) réfléchissent les UV et donc les renvoient. Très privilégiés par les marques bio qui ne peuvent utilisés le filtre chimique, c’est celui qui m’intéresse le plus car il a un impact écologique moindre (rien n’est écologique, si ce n’est vivre dans une grotte, et encore 😉 ).

Pour différencier les filtres quand on ne veut pas se farcir la liste des ingrédients, il suffit de regarder le mode d’emploi. Un filtre chimique doit être posé 30 minutes avant l’exposition alors qu’un filtre minéral agit immédiatement. Ce dernier a aussi la vieille consistance blanche qui fait des traces (mais ne détruit pas le corail, donc bon).

Certains écrans solaires (le 50+) combinent les deux filtres afin de proposer toute la protection possible.

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Quid des nanoparticules ?

Pour éviter la désagréable trace blanche et permettre à la crème de bien s’étaler, les chimistes ont recours aux nanoparticules de zinc ou de titane. Je ne peux pas expliquer ce que signifie cette étape, seulement les effets 😀

« Mais celles-ci sont sur la sellette du fait de leur ­petite taille, qui leur permet ­potentiellement de franchir des barrières biologiques, et de leur comportement imprévisible. Selon certaines études (pas ­toutes), les nanoparticules de dioxyde de titane pénètrent la barrière cutanée. « Étant donné les incertitudes sur le potentiel de pénétration ­cutanée et sur ­l’activité phototoxique, les risques ne peuvent pas être exclus », concluait l’Agence nationale de sécurité sanitaire en 2010. »

A éviter donc car c’est encore un sujet un peu bancal, comme toujours lorsque l’on fait de nouvelles découvertes. Les produits bio n’ont normalement pas le droit d’y avoir recours. Cependant, la détection des nanoparticules étant impossible, tout repose sur les déclarations des marques.

Les crèmes solaires spéciales bébés/enfants ?

C’est encore une fois un pur produit marketing, ce sont de simples crèmes solaires à indice élevé mais rien ne diffère des crèmes solaires basiques. En outre, le prix ne signifie rien et la provenance non plus : une crème de supermarché est aussi compétente qu’une crème de pharmacie. Seuls les excipients et les composants changent !

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Les meilleures crèmes

Loin de connaître toutes les crèmes du marché, je pense qu’il faut se tourner vers des produits bio si possible, en filtre minéral et sans nano (c’est inscrit dans la composition).

Voici une petite liste non exhaustive 😉

J’ai hésité à mettre le Lavera mais je trouve tout de même sa composition bien chimique malgré mon amouuuuur pour cette marque allemande 😉

La ruche de Plan Toys

Me retrouvant dans un Nature & Découvertes pour un énième cadeau pour les 30 ans de mon mec, je ne peux pas m’empêcher de flâner dans le rayon bébé/enfant 😀 Comme une envie de tout prendre (comme d’hab’) et là mes yeux s’arrêtent sur la ruche ! Moi qui cherchait une pince en bois pour commencer la familiarisation, BINGO !

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Déjà je tenais à parler de cette marque que j’adore (je possède quelques jeux absolument superbes et intelligents). Ethique, jolie, intelligente, chère : elle a vraiment tout tout pour plaire ! Voilà un extrait scanné de la planche explicative fournie avec le jeu.

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« Plan Toys est une marque thailandaise à la fois bio, éco responsable à tous les stades de fabrication et éthique dans son management et son engagement dans des fondations. Plan Toys a d’ailleurs reçu un grand nombre de prix et de certification dans ce domaine. C’est aussi une entreprise très innovante en utilisant le bois d’Hévéa bio, qui auparavant était coupé et brulé quand il ne produisait plus de latex et en inventant la matière Plan wood qui recycle les racines de l’hevea sciées et mélangées à une colle non toxique. Cette pâte ouvre ensuite de nouvelles possibilités de création de jouets en bois moulés. Plan toys excelle également dans la démarche éducative de ses jouets: les jeux d’éveil malins et animés, les jeux d’adresse originaux, les dinettes, les garages et voitures et les jeux de bain rigolos. » (source : Le bonhomme de bois).

Passons au jeu en lui-même. Il est basé sur l’idée du jeu de la pince, c’est-à-dire transporter des choses en utilisant un outil dans la continuité de la main. Cela demande beaucoup de précision, une réflexion sur l’espace (il faut intégrer la longueur de la pince pour pouvoir saisir), gérer la pression des doigts, etc. Cette activité est donc pleinement maitrisée après deux ans mais on peut la proposer dès 18 mois, selon le développement de l’enfant. (NB : la boîte marque 3 ans, en effet la loi ne permet pas de vendre des jouets qui peuvent être ingérés à des enfants de moins de 3 ans).

En ce moment, mon fils adore jouer avec ses doigts et ses mains (avec les Duplo notamment et les jeux de transvasement), alors pourquoi pas !

Son esthétique est irréprochable : des couleurs superbes, des abeilles vraiment mignonnes, un jeu d’alvéoles qui permet aussi de dessiner l’activité comme on la souhaite 🙂  On peut aussi jouer avec les couleurs, les nommer, parler de ce qu’est une abeille. Ce jeu va sûrement donner à de belles discussions 😉

Nature & Découvertes – 19.95 €

Envie et possession

Mon petit garçon de presque 17 mois montre tout du doigt, ah la belle période du doigt :D. Mon premier réflexe (très très conditionné par ma condition d’occidentale capitaliste) (j’ose l’écrire héhé) a été de dire « non, tu ne l’auras pas ». S’en suit inévitablement des cris/pleurs/roulages au sol.

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Pointer sa maman du doigt

Et puis je me suis tout simplement rappelée d’une phrase lue dans la Bible Filliozat : « vous aussi, vous bavez devant le nouveau sac Prada, vous ne le voulez pas vraiment mais vous avez envie d’en parler » (en gros du gros). Ah. Bah oui en fait, c’est vrai. Il ne veut peut être pas posséder l’objet, c’est moi qui fait le raccourci et pose le non, il veut peut être juste en parler …

« Quand il montre du doigt l’oiseau dans le ciel ou la girafe dans le livre, vous ne pensez pas qu’il désire ni l’oiseau, ni la girafe. (…) Pourquoi interpréter forcément du désir quand il montre un gâteau ou un nounours dans une vitrine? Il le reconnaît ! »

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Pointer le soleil du doigt

Alors nous avons essayé. On se promène, il me montre un ballon dans le magasin et je me force à lui dire « Oh qu’il est beau ce ballon, je préfère quand même les rouges. Je suis sûre que celui-ci doit bien rebondir » et fin de l’épisode. Oui oui oui, FIN. Il sourit et on continue!

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Pointer le monde du doigt

Cette petite phrase me demande un très grand effort mais ça va mieux et j’espère que l’habitude va vite arriver. Il sort lui-même un petit pot à 14h « oh ouais, manger c’est super sympa, on peut même en étaler partout avec la cuillère. Est-ce que tu peux le ranger s’il-te-plait ? » … et il le range 100% du temps. Il va peut être aller le rechercher 5 minutes après et c’est seulement là que je lui demande s’il a faim et qu’on trouve le compromis.

Si, par malchance, il veut manger ou avoir véritablement ce ballon (c’est simple à décrypter, la demande est répétée quand il voit que non, je n’ai pas compris ce qu’il voulait me dire) et bien, je compromise. Est-ce que je veux acheter ce ballon ? – Non, il en a déjà à la maison. Alors je dis que ce n’est pas possible, j’explique qu’un ballon nous attend à la maison, je parle du ballon de la maison et ce que je vais faire avec, je détourne ensuite son attention.

Il y a de grandes chances pour qu’il ne dise rien et accepte tout simplement, mais il peut aussi hurler et je continue quand même de parler, parce qu’on ne parle JAMAIS dans le vent. Je me tape l’affiche dans le supermarché mais il doit respecter ma parole comme je respecte sa colère en continuant de lui parler et en ne l’ignorant pas. Grave erreur d’attendre que ça passe tout seul, vaut mieux être la cible des commères pendant 5 minutes que de se trainer un braillard pendant 20 minutes qui, en plus de ça, va reporter son envie sur autre chose. Hé oui, le cerveau, afin de faire cesser ce manque de reconnaissance, va chercher une autre envie à satisfaire (boucler la boucle, la magie de la pensée).

Je ne suis pas encore dans le compromis de la possession temporaire (« si tu le souhaites, on peut jouer avec ce ballon, tu veux faire deux ou trois rebonds et ensuite on repose le ballon ? ») (toujours laisser de faux choix, le parent manipulateur haha). Il n’est pas encore prêt psychologiquement à tant de rationalité !

Éviter d’induire un besoin qu’il n’a pas, respecter l’envie de juste parler, arrêter de penser que le doigt veut dire possession : c’était le challenge de ce mois 😉

C’est en tout cas un des principes qu’il fallait que je partage. Parce que montrer du doigt est un acte tellement tellement sain, c’est la première fois que nos bébés qui deviennent grands utilisent autant leur corps de façon consciente pour communiquer avec nous.

Parce qu’il ne faut pas blâmer ce désir de partager ce qu’il voit, entend, ressent ❤

 Et vous ? Que faites-vous en cas d’envie subite et d’utilisation de ce sacré doigt ?

Quand le livre éduque !

Aujourd’hui, on parle encore de livres pour enfants (passion qui est en passe de devenir la number one !) (rassurez-vous, j’ai acheté un porte-bébé hier. Rien n’est perdu 😉 ) et plus précisément de livres qui aident nos enfants à comprendre l’éducation.

Comme vous le savez sûrement, nous souhaitons être le plus possible dans l’éducation bienveillante et les livres aident beaucoup à mettre des mots justes et intelligents sur les choses et les émotions. Nous le faisons aussi de nous-même mais parfois les choses claires dans nos têtes deviennent très brouillonnes à l’oral et ça ne donne rien de cohérent 😀

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  • Mon amour de Astrid Desbordes et Pauline Martin (Albin Michel, 2015, 48 pages). Ce livre, mes petits IGmums, vous le connaissez par cœur maintenant ;). C’est simple : depuis le jour de l’achat, mon fils nous le réclame constamment. C’est un livre qui dit « Je t’aime » dans toutes les situations même celles où on oublie qu’on les aime!

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  • Grosse colère de Mireille d’Allancé (L’école des loisirs, 2001, 30 pages). Un petit garçon passe une TRES mauvaise journée et fait sortir le monstre de la colère dans sa chambre. Mais celui-ci casse même les jouets … Que faire ? A lire après les colères et à la demande 🙂

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  • La couleur des émotions de Anne Llenas (Quatre fleuves, 2014, 20 pages). Un livre pop-up aux illustrations formidables qui m’a été chaudement recommandé! Prochain achat 😉

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  • Dans mon petit coeur de Christine Roussey (De La Martinière Jeunesse, 2013, 26 pages). Je vous donne un extrait du livre :

« Aujourd’hui j’ouvre grand les portes de mon coeur
pour explorer ce qui se cache à l’intérieur.
Quel bazar !
On y trouve des éclats de joie, des larmes de crocodile, des zestes de frissons
et même quelques airs de chansons.
Mon coeur est un trésor qui change de couleur suivant mon humeur.

Parfois mon coeur est un soleil
qui éblouit les yeux.
À ce moment là, je suis la plus gentille,
j’aime le monde entier,
et j’offre des bisous à toute la famille. »

Comment dire, je MEURS d’envie de l’avoir 😀

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  • A l’intérieur de moi de Aurelia Gaud (Actes sud, 2012, 24 pages). Un livre très poétique sur les émotions qui se bousculent dans la tête des enfants. Je pense qu’on atteint le message vers 2/3 ans mais rien que pour les images belles et colorées je sens que je vais le présenter plus tôt à mon fils !

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  • Parfois je me sens de Anthony Brown (Kaleidoscope, 2011, 32 pages). Je ne suis pas objective sur cet ouvrage car j’adooooore le travail d’Anthony Brown et je pense que je finirais par l’acheter rapidement! Un peu complexe pour les petits même si mimer les émotions des pages peut faire beaucoup rire et c’est comme ça qu’on va d’abord l’utiliser 🙂

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  • Ça va mieux de Jeanne Ashbé (L’école des loisirs, 1999, 28 pages). Là encore, j’adore le travail de cette auteure et je possède déjà « A ce soir » sur la séparation quand on va à la crèche. On parle ici des raisons pour lesquels un bébé pleure !

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  • Moi je vais là de Sabine de Greef (Ecole des loisirs, 2011, 24 pages). Ce livre m’a était recommandé, je ne l’ai pas encore vu mais il me donne très enviiie. C’est l’histoire d’une petite chouette qui aimerait se détacher de sa maman mais c’est loin et compliqué.

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  • C’est pas grave de Michel Van Zeveren (Ecole des loisirs, 2012, 37 pages). C’est un petit livre qui ne paie pas de mine mais très intéressant sur le fond. Un petit lapin dit constamment « c’est pas grave » jusqu’au jour où il se fait vraiment mal et refuse qu’on lui dise que ce n’est pas grave.

En espérant que ça vous plaise ce genre d’articles, qu’aimez-vous lire à vos enfants ? Partagez, j’adore 😀

La fessée et la violence

Pourquoi appelle-t-on cruauté le fait de frapper un animal, agression le fait de frapper un adulte et éducation le fait de frapper son enfant ?

Je pourrais m’arrêter à cette simple question rhétorique pour illustrer toute ma pensée mais je crois qu’il convient de développer le rapport que j’ai face à cette éducation et surtout celui que j’ai face à mon enfant de 15 mois.

Fessée

  • Il y aurait plusieurs types de fessées
  1. la fessée de mon enfance: « J’en ai reçu quand j’étais petit(e) et je n’en suis pas mort(e). »
  2. la fessée pouvoir: « C’est moi l’adulte, donc je suis plus fort et je commande. »
  3. la fessée défouloir: « Je suis énervé(e), stressé(e), elle ou il a fait déborder le vase, je lui en ai collée une. »
  4. la fessée quotidienne: « En ce moment, la fessée est pluriquotidenne, de toutes façons, il ou elle ne cherche que ça. »
  5. la fessée imaginaire: coller une fessée mais juste dans son imaginaire. Et le grand avantage de cette fessée, c’est que tu peux aussi imaginer des choses encore plus horribles.

J’ai repris cette liste d’un article du blog de Mia M et que je trouve très pertinente pour annoncer que NON, il n’y a pas plusieurs types de fessées. Seulement une, la violente. Le reste c’est du blabla pour se donner de la contenance et se déculpabiliser, c’est simplement une différence de langage (selon moi toujours 😉 ).

  • La fessée comme ultime recours

La fessée est donnée par de bons parents, des parents aimants qui habillent leurs enfants, leur achètent de bonnes chaussures et les nourrissent. C’est quelque chose qu’il faut mettre au clair ! Loin de diaboliser les parents qui frappent, je ressens souvent de la tristesse face à eux car ils sont dépassés. Nous sommes tous humains avec des journées plus ou moins longues, plus ou moins merdiques et surtout avec plusieurs corps à gérer : le notre et celui de nos enfants. Et parfois on craque … On aimerait que l’autorité soit établie quoiqu’il arrive alors on la remet en place par des claques.

Mais lorsque vous levez la main sur votre enfant, vous avez déjà perdu votre autorité. La violence est l’arme du tyran, ni plus ni moins. On attaque l’intégrité de la personne, son corps, son bien le plus précieux et le plus inaliénable pour le faire plier à notre convenance.

  • Que signifie vraiment la fessée pour l’enfant ?

C’est un acte humiliant. Si on met tarte dans la rue parce que j’ose m’amuser dans une flaque d’eau, je me sens mal, agressée, humiliée et incomprise. Un sentiment d’insécurité nait, je n’ose plus dire certaines choses, j’enterre mon envie de sauter dans les flaques d’eau.

L’autre souci de la fessée est que ça crée une brisure dans l’éducation de l’enfant vis-à-vis du bien et du mal. Un enfant qui reçoit la fessée comme sanction va plus avoir à tendance à dissimuler, mentir et tromper afin de ne pas avoir la fessée. Demander de réparer la mauvaise action permet de prendre conscience de celle-ci. Il agira en fonction des sentiments d’autrui et non pas en réaction à la peur d’être pris et fessé.

  • Mon enfant

Personne n’a le droit de me frapper et je n’ai le droit de frapper personne, PERSONNE. C’est cette règle que je vais apprendre à mon enfant et pour cela je dois enlever totalement la violence de sa vie afin qu’elle ne devienne pas un mode de fonctionnement.

Il ne m’appartient pas, je l’ai mis au monde, je lui ai littéralement donné la vie mais je n’ai aucun droit sur son corps. Tout comme je serais révoltée qu’un adulte corrige mon fils, je ne comprends pas que certains puissent penser que c’est mon devoir de prendre ce rôle. En ce qui concerne le corps de mon bébé, je suis tout aussi étrangère que le voisin. C’est à lui et uniquement à lui.

  • Que faire quand ça arrive ?

On en parle, encore et encore. Je n’ai encore jamais frappé mon enfant de 15 mois (et je ne suis pas à l’abri que ça arrive un jour, que ce soit bien clair 😉 ) mais je lui ai hurlé dessus quelques secondes deux fois. Rien que de me rappeler de ses yeux qui s’écarquillent d’incrédulité et son cri de peur j’ai le coeur qui se serre. Alors je me suis excusée avec toute ma culpabilité et j’essaie chaque jour de devenir un être humain qui maitrise pleinement ses émotions mais la route est longue …

Comme l’a dit un commentaire plein de sagesse sur Instagram, sortir des schémas que l’on a vécu et que l’on voit au quotidien est un véritable combat. Le NON, la tape sur les fesses, le cri arrive si vite quand on est à bout.

  • En pratique, ça fonctionne comment l’éducation sans violence ?

J’ai déjà fait un article dessus mais je peux encore en parler ici 😉 Mon fils a 15 mois, je n’ai clairement pas encore tout vécu de son enfance et de son développement de personnalité mais je peux déjà dire que j’aime j’aime j’aime cette éducation.

Oui, il respecte les règles. Oui, il les oublie quand il est fatigué/apeuré/triste/grognon et c’est normal, il a 15 mois. On parle, on détourne, on rappelle encore et encore qu’on préfère que les choses se passent autrement et on lâche prise. Parce que pour le moment son envie est plus forte que sa raison, alors pourquoi lutter contre son cerveau ? Nous ne sommes pas laxistes, nous accueillons les colères mais sans jamais entrer dans le conflit (et dieu que c’est dur :D).

Ce que l’on voit au quotidien, c’est sa confiance en lui et surtout en nous. Très autonome et indépendant, il accoure à la moindre émotion trop importante pour la libérer dans nos bras. Il n’a pas peur quand on s’approche pour dire non, il n’a pas peur de crier ses émotions à n’importe quelle heure (et on s’en passerait volontiers, croyez moi).

A tous les parents, respirez et aimez 😉 et surtout n’oubliez pas qu’on est humains et qu’on fait ce qu’on peut quand on peut ! Reste que nous sommes les adultes, c’est à nous de prendre sur soi et de calmer le jeu, quand on peut 😉

Et surtout, allez consulter si vous êtes débordés. Il n’y aucune honte. J’ai été consulté pour mon fils et on y retourne en avril, parce qu’on ne comprend pas tout et parce qu’on a aussi besoin d’avis éclairés 🙂

L’éducation bienveillante à 14 mois

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Pendant la grossesse, nous sommes beaucoup renseigné sur l’éducation et surtout le rapport de force entre parents/enfants. J’avais un formidable exemple d’éducation bienveillante d’une famille très proche de mon cœur et je savais que c’est ainsi que je voulais élever mon enfant. Mais entre la théorie et la pratique, il y a parfois un fossé 😀

Que donne l’éducation bienveillante à 14 mois ?

  • Le non n’existe pas !

Dans cette grande époque de découvertes et de tests multiples et variés, il n’y a pas de non mais de la direction. Nous respectons son envie du moment et si elle ne convient pas à ce que nous souhaitons, nous redirigeons. Bébé lance les livres de la bibliothèque, nous félicitons sa dextérité mais nous l’amenons vers ses balles. Bébé vide le placard à 19h30 ? Nous allons dans la chambre pour vider sa caisse de jouets. Il s’agit plus de ne pas entraver son besoin de tester son corps et sa réflexion que d’interdire et de poser des règles abstraites qu’il ne peut comprendre 🙂

Je triche un peu en disant qu’il n’y a pas de non car en réalité il y en a deux à la maison : lorsque bébé se met en grand danger (les prises électriques en particulier) et lorsque bébé ne respecte pas l’intégrité de la personne en face de lui (que ce soit nous, les enfants ou les animaux). Ces non ne sont pas négociables mais arrivent très peu. La situation de danger est extrême ici, comme dit seulement les prises électriques. Si bébé veut tirer la chaise au risque qu’elle tombe, nous nous mettons à côté de lui et sécurisons son expérience ! Ainsi, une fois bien testée la chaise, ça ne l’intéresse plus et je sais qu’il ne la touchera que très rarement.

  • Lui demander 

C’est un des principes qui a été le plus dur à mettre en place car nous avons l’habitude de donner le la à nos enfants et d’attendre l’obéissance. Et quand, tout à coup, il se met à hurler quand je le prends pour changer de pièce alors que ça ne l’avait jamais dérangé, une remise en question s’est imposé. On s’est simplement rendu compte qu’on déteste qu’on nous fasse ça : nous arracher d’une activité sans rien demander, ça me hérisse le poil alors pourquoi lui faire ? Maintenant nous lui demandons de venir. Soit il vient tout de suite, soit il termine son activité et vient, soit il s’en fiche et là je le prends 😀

Hé oui, l’éducation bienveillante n’est pas un laxisme des parents, nous avons le dernier mot mais nous demandons avant tout à notre enfant de s’exprimer et nous nous engageons à respecter son individualité.

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  • Ne minimisons pas son expérience 

Toujours le féliciter même pour un geste déjà acquis. Quand il le fait extrêmement bien, nous devons le remarquer et lui dire, c’est un progrès qu’il ne faut pas minimiser. Exactement la même chose avec le pleur. Moi ça me parait petit de pleurer parce qu’il a accidentellement fermé la porte mais lui ça le rend triste/apeuré/en colère alors pas de « c’est rien » mais un gros « oh tout va bien, regarde, c’est passé. Je comprends, moi aussi je n’aime pas quand je fais une chose qui m’a échappé ».

  • On écoute ses émotions et on les canalise

A 14 mois, bébé sent la colère, il la sent monter et redescendre et la traduit par des gestes violents. Si c’est envers une personne ou un animal, le non arrive mais il est doux et compréhensif : « tu es en colère, elle déborde de toi mais tu ne peux pas l’exprimer sur moi. Par contre, tu peux crier pour la faire sortir ». Alors on se met ensemble et on crie avec un grand sourire. Bébé sourit et crie, la colère passe 🙂

A cet âge, les émotions apparaissent comme des petites bulles qui explosent en lui et s’il apprend à gérer seul certaines émotions, c’est encore très compliqué. Il a besoin de passer par nous pour les gérer, c’est pourquoi nous sommes là à chaque pleur, à chaque demande de bras, à chaque rire. Ça demande un énorme investissement et honnêtement c’est très lourd à porter certains jours quand même nous n’arrivons pas à gérer nos émotions de la journée.

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  • J’assume mon émotion 

On doit passer du « tu » accusateur au « je » pour s’exprimer et ça c’est véritablement la chose la plus dure. Ne pas dire « Tu me fatigues, arrête, calme-toi » mais « Je suis fatiguée, il me faut du calme s’il te plait », « Je suis en colère » et non pas « Tu m’énerves ». J’exprime respectueusement et je porte la responsabilité de MON émotion (et surtout je lui montre l’exemple). Nous sommes deux et il n’est pas responsable de ma fatigue/énervement mais il peut m’aider si je lui demande 🙂

  • C’est aussi sa maison 

Elle est adaptée à bébé. Pas de tentations avec des objets que l’on peut casser, avec des objets dangereux qui nous forcent à intervenir mais une petite réorganisation. On met nos Pléiades en hauteur et les Tupperwares dans le placard du bas !

Bilan sur notre vie : Aucun pleur, des chouinades ou des sourires et de la compréhension, beaucoup de câlins, une motricité libre et surtout une grande indépendance. Oh que oui nous allons continuer dans cette voie 😀 Rien n’est parfait, on apprend chaque jour mais c’est un grand bonheur de dialoguer !

NB : Envers du décor, mon fils ne fait toujours pas ses nuits et boit du lait pour se rassurer d’angoisses que nous ne comprenons pas (surtout qu’il est totalement différent le jour). Nous avons donc rendez-vous chez le pédopsychiatre et nous retirons le lait de la nuit avec beaucoup de pleurs accompagnés … Hé oui, l’échec est partout 🙂 ne vous fiez pas aux images !