Merci

Je m’appelle Flavie, je suis née en 1993, française depuis 500 ans, blanche. Mon enfance a été heureuse, je jouais, dansait sur le top 50, mangeait quand je le voulais. J’ai été à l’école pendant bien longtemps, appris beaucoup de choses, j’ai un travail, un toit, un enfant et un chat.

Je n’ai jamais vu la mort, jamais eu faim, jamais eu peur. J’ai toujours été soignée. Comme tous je gagne ma vie, petitement mais je la gagne et je peux m’offrir tout ce dont j’ai besoin et même plus. 

Ça va faire environ trois ans que j’ai conscience de ce statut, de cette identité formidable que je n’ai pas choisi. Depuis deux ans, je suis végétarienne et ça a commencé quand j’ai dit « merci ». Merci d’être née dans ce pays si riche qui me permet de ne jamais connaître la faim en mangeant tout ce qu’un être humain peut manger. Alors j’ai arrêté de manger l’animal et commencé à me nourrir uniquement de produits de la terre.

Depuis six mois, j’ai décidé de ne plus jamais mettre les pieds dans un zoo car j’ai à disposition tous les plaisirs possibles. Je peux lire, aller au cinéma, marcher librement et m’envoyer en l’air comme je le souhaite. Je n’ai plus envie de regarder un animal malheureux pour mon plaisir alors qu’une bière m’attend quelque part.

Je n’ai plus envie de consommer à outrance. J’ai deux chaises, un fouet et quatre assiettes.

Pourquoi avoir plus ? Parce que je suis blanche, riche et lettrée. Ça n’a plus beaucoup de sens à mes yeux. Je consomme encore bien sûr, je me laisse le temps de faire le chemin à mon rythme. 

Et par dessus tout, j’en ai marre de me sentir coupable en disant merci. Parce que je suis française, blanche et cultivée, que je mange à ma faim et dort à l’abri. Je n’ai pas choisi mon identité ou ma naissance.

Alors quand je reçois un courrier de la caf me disant qu’ils sont là pour m’aider psychologiquement dans ma séparation, je suis profondément émue d’être française.

Nous portons le poids de beaucoup de choses, la France intolérante, mesquine, égoïste, meurtrière. Mais putain que ça fait du bien de voir aussi cette France-ci. En espérant qu’un jour très prochain elle accueille tout un chacun et lui donne le plaisir de dire merci à sa chance.

Flavie, française et citoyenne du monde.

Merci pour tout.

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Nos jouets à 19 mois

Depuis sa naissance, nous privilégions les jouets sans électronique. C’est simple, mis à part deux offerts par nos proches et qui sont réservés à la voiture, il n’en a aucun. Chaque jeu lui impose d’être totalement actif, de toucher, d’imaginer, de regarder, de réfléchir. Je vous propose une petite liste de ces jouets quotidiens !

Le bois est privilégié car si pas d’électronique, pourquoi prendre du plastique ?  Le plastique n’entre pas dans notre démarche écologique et de consommation responsable. Et puis, il va tellement toucher de plastique dans sa vie qu’on a envie de faire naitre en lui le plaisir des matières « nobles ».

Les puzzles : les puzzles de toute sorte, ceux en relief, ceux avec un bouton à attraper, ceux à emboiter, etc. On en a constamment 5/6 qu’on renouvelle tous les 2/3 mois grâce à Emmaüs notamment !

Les tours : Pour construire rapidement et tout faire dégringoler, rien de mieux 😀 l’enfant apprend en même temps à respecter les volumes et faire attention de mettre les plus gros en dessous.

Les cubes : on en a une petite centaine de toute taille, de toute forme et de toute couleur. Ce n’est pas un jeu constant mais quand ça le botte, il peut passer sa journée à construire des petites villes.

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Les Lego : véritablement le seul jouet plastique, il a des Duplo depuis ses 6 mois (le papa étant un tapé de Lego :D) qu’il construit maintenant tout seul avec beaucoup de concentration.

Les encastrements : ce jouet ne l’intéresse plus du tout (d’ailleurs ils ont été donné à Emmaüs) mais a été une énorme source de fun et de frustration. Je pense que c’est un indispensable quand on a un petit enfant qui commence à comprendre le volume.

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La planche à serrures : j’avais fait un article 😉 c’est toujours un petit coup de coeur puisque maintenant on peut en plus nommer les animaux !

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Les livres : mamamia les livres, il commence à en avoir une collection impressionnante. Autant pour les livres dits de bébés que pour les albums de petite enfance qu’il adore regarder et nous voir lui raconter. En ce moment, on privilégie les imagiers avec photographies car il a TRÈS envie de parler et d’apprendre.

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Le jeu des abeilles : j’avais fait un article quelques temps auparavant. Il n’utilise pas la pince mais adoooore toucher les abeilles et essaie de les trier par couleurs !

Les abaques : comme le jeu d’encastrement, c’est un jeu qui demande beaucoup de réflexions sur la forme puis sur la façon de le mettre. Il les utilise maintenant pour trier les couleurs.

La pêche à la ligne : un petit jeu que je pensais lui présenter plus tard mais qu’il a adopté très rapidement. Là encore, ça demande beaucoup de réflexions car il faut évaluer les distances et essayer d’attraper sans toucher.

Les petites voitures : le très grand classique. Pas de plastique, que des petites et grandes voitures en bois qu’il trimballe dans toute la maison en faisant « vvvvvv », il leur parle, fait des circuits, les range dans un ordre puis un ordre.

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Les images en carton : il y en a de toutes sortes. Ici ce petit memory fait fureur. Il le trimballe partout pour nous demander le nom des animaux !

Et vous, quels sont vos jouets préférés ?

Les règles du portage physiologique

Puisque que je suis à fond dans l’achat d’un Tula (craquage dans quelques jours hiiiii), je profite de mon engouement pour parler un peu portage !

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Le portage, qu’est-ce que c’est ?

Le portage est un moyen de porter bébé sans les mains, en l’attachant à notre corps avec une écharpe ou un porte-bébé. Pratique dans les foules, pour faire les courses et réconfortant pour nos petits bouts, le portage est pour moi indispensable à la vie quotidienne.

Il calme tous les chagrins tout en permettant au porteur de vaquer à ses occupations, offre les siestes contre maman/papa à l’extérieur, sécurise bébé quand il y a beaucoup de bruit et donne tellement de bonheur au porteur (surtout pour le papa qui peut se sentir exclu des premiers câlins).

Pour moi, ça a été un moyen de calmer les coliques puis de palier à un allaitement qui échouait avant de devenir une véritable drogue ! Bébé a été porté quotidiennement durant sa première année (pour sortir ou seulement calmer les angoisses/maladies à la maison) puis régulièrement encore à 18 mois 🙂

L’intérêt premier pour le porteur est dans la répartition du poids. On ne porte pas 8 kg à bout de bras mais avec tout notre squelette, ce qui équivaut à un bon sac de randonnée.

Choisir son moyen de portage

Là où ça se corse c’est au niveau du choix du moyen de porter. Peu importe écharpe, mei tai, sling, préformé et j’en passe, il faut que celui-ci soit PHYSIO ! Les deux critères principaux concernent à la fois l’enfant et le porteur :

  • Il faut que l’enfant soit en position grenouille ou position assise. C’est la position naturelle qu’il prend lorsqu’il est contre quelqu’un : les genoux hauts, le dos rond, le ventre collé au porteur et la tête qui peut reposer sans effort sur le corps du porteur.

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  • Il faut que le moyen de portage soit placé assez haut pour que le dos du porteur ne souffre pas du poids. La tête de l’enfant doit être sur le sternum, à portée de bisous.

Un portage ne peut se faire que contre le porteur (ventral ou dorsal), le portage face au monde n’est pas du tout à recommander. Au-delà de la position non physiologique pour son squelette, l’enfant ne peut pas se cacher quand il se sent débordé par l’agitation. C’est beaucoup d’informations à digérer et l’expérience est à éviter.

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A quoi faut-il faire attention ?

  1. Les visage doit être dégagé, les voies respiratoires ventilées.
  2. Le portage est vertical et part d’une bonne assise, le menton de l’enfant ne doit pas tombé sur son thorax mais sur le votre.
  3. Tenir compte de l’épaisseur des vêtements : il faut l’habiller léger et contre le porteur plutôt que dans un manteau sur un autre manteau. En effet, le portage permet aux chaleurs des corps de se mêler et même en plein hiver, une simple tenue pour l’enfant est adapté.
  4. Si vous avez besoin de tenir votre bébé, c’est que ça ne va pas ! Il faut refaire le portage, ne restez pas ainsi 🙂

Quel porte bébé ?

Les marques ne manquent pas 😀 parmi les plus connus nous avons Manduca, Boba, Ergobaby, Je porte mon bébé, Pognae, Ling Ling d’Amour, Néobulle, etc. Que de choix et que de prix différents ! Ici nous portons en Pognae, Ling Ling d’Amour, Wacotto et bientôt Tula.

On refuse les porte bébé type Babybjorn et de façon générale les porte bébés qui proposent un portage face au monde.

Plus d’infos : http://www.portersonenfant.fr/

Quid de la crème solaire

Le grand sujet de la crème solaire, vaste et compliqué ! Je vais essayer d’être assez claire et concise. C’est un sujet que j’ai beaucoup travaillé mais je reste ignorante sur bien des aspects, n’hésitez pas à compléter ! 😀

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Lolilol, ce qu’on trouve sur le net !

La crème solaire, quelle efficacité ?

Un indice se calcule en fonction de la couleur de peau mais j’aurais tendance à dire que l’indice 30 doit être la base. Une crème solaire n’empêche pas de bronzer, elle diminue l’effet des UV et le bronzage mettra plus de temps à apparaitre mais avec moins de dommage pour la peau.

A tort, nous cherchons le plus fort indice partout pour nos petits bouts (et nous-mêmes). Il faut savoir que c’est avant tout une affaire marketing plus qu’autre chose étant donné les très faibles différences entre les indices 30 et 50. En effet, l’indice 30 va filtrer 96,67 % des rayons UVB, contre 98 % pour un produit FPS 50.

Ce qui compte le plus et qui fait toute la différence, c’est l’application et la fréquence. Il est prouvé qu’une diminution de 50 % de la dose à appliquer entraîne une diminution d’efficacité de 75 %. Mieux vaut donc une bonne noix de crème 30 toutes les deux heures qu’une petite dose d’indice 50 toutes les heures pour se protéger ! Les tests en labo pour mesurer les indices sont faits sur des très grosses couches de produits, normalement un produit solaire ne se garde qu’un seul été car on le finit rapidement.

Filtre chimique ou minéral ?

Il existe deux moyens de se protéger du soleil : en absorbant les rayons ou en les réfléchissant. Le filtre chimique va absorber les UV à la place de la peau, le terme chimique n’est pas du tout mauvais car son impact sur la santé est quasi nulle. Par contre, son impact environnemental est une catastrophe … Responsable de la mort des coraux (http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2291018/), ils sont pour moi à bannir totalement.

Le filtre minéral quant à lui (souvent du zinc ou de titane) réfléchissent les UV et donc les renvoient. Très privilégiés par les marques bio qui ne peuvent utilisés le filtre chimique, c’est celui qui m’intéresse le plus car il a un impact écologique moindre (rien n’est écologique, si ce n’est vivre dans une grotte, et encore 😉 ).

Pour différencier les filtres quand on ne veut pas se farcir la liste des ingrédients, il suffit de regarder le mode d’emploi. Un filtre chimique doit être posé 30 minutes avant l’exposition alors qu’un filtre minéral agit immédiatement. Ce dernier a aussi la vieille consistance blanche qui fait des traces (mais ne détruit pas le corail, donc bon).

Certains écrans solaires (le 50+) combinent les deux filtres afin de proposer toute la protection possible.

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Quid des nanoparticules ?

Pour éviter la désagréable trace blanche et permettre à la crème de bien s’étaler, les chimistes ont recours aux nanoparticules de zinc ou de titane. Je ne peux pas expliquer ce que signifie cette étape, seulement les effets 😀

« Mais celles-ci sont sur la sellette du fait de leur ­petite taille, qui leur permet ­potentiellement de franchir des barrières biologiques, et de leur comportement imprévisible. Selon certaines études (pas ­toutes), les nanoparticules de dioxyde de titane pénètrent la barrière cutanée. « Étant donné les incertitudes sur le potentiel de pénétration ­cutanée et sur ­l’activité phototoxique, les risques ne peuvent pas être exclus », concluait l’Agence nationale de sécurité sanitaire en 2010. »

A éviter donc car c’est encore un sujet un peu bancal, comme toujours lorsque l’on fait de nouvelles découvertes. Les produits bio n’ont normalement pas le droit d’y avoir recours. Cependant, la détection des nanoparticules étant impossible, tout repose sur les déclarations des marques.

Les crèmes solaires spéciales bébés/enfants ?

C’est encore une fois un pur produit marketing, ce sont de simples crèmes solaires à indice élevé mais rien ne diffère des crèmes solaires basiques. En outre, le prix ne signifie rien et la provenance non plus : une crème de supermarché est aussi compétente qu’une crème de pharmacie. Seuls les excipients et les composants changent !

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Les meilleures crèmes

Loin de connaître toutes les crèmes du marché, je pense qu’il faut se tourner vers des produits bio si possible, en filtre minéral et sans nano (c’est inscrit dans la composition).

Voici une petite liste non exhaustive 😉

J’ai hésité à mettre le Lavera mais je trouve tout de même sa composition bien chimique malgré mon amouuuuur pour cette marque allemande 😉

Jouer à l’ancienne

Un de nos premiers choix parentaux a été de dire « Nous n’aurons pas de jouets électroniques, de tablettes ou autres » et alors que je pensais tout simplement que ce serait une déclaration qui ne tiendrait pas, et bien à 17 mois dans quelques jours Martial n’a toujours aucun jouet électronique. Zéro. S’il veut du bruit, il chante ou prend son xylophone. S’il veut construire, il doit faire de lui même la maison avec les cubes.

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Mais pourquoi ce choix ?

Ne pas passer par l’électronique oblige l’enfant à tout inventer de lui même, il n’a pas le choix et se retrouve donc depuis tout petit avec seulement son corps et son imagination. A 16 mois bien révolus, c’est un enfant très manipulateur, indépendant et calme dans ses activités 🙂 Il ne se passe pas une seule heure sans qu’il lise ou chante en lançant la balle. Il cuisine, fait des legos, des constructions, des puzzle, du n’importe quoi aussi 😀

Je vous parle bientôt de nos jouets favoris 😉

Et vous, électronique ou non ?

Mon fils, ses nuits et moi

A la naissance de mon petit bébé, tout petit bébé, je savais que les nuits allaient être compliquées pendant un petit moment. Jamais je n’aurais pensé passer le cap des 16 mois … Et me voilà, 497 nuits plus tard et seulement une quarantaine de nuits pleines.

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Ça a commencé comme un début classique de vie : beaucoup de pleurs, beaucoup de faim, beaucoup de doutes pour les nouveaux parents qui ne connaissent pas leur nouveau-né rencontré quelques jours/semaines plus tôt. Puis ça a continué … Il a espacé correctement ses biberons vers 3 mois, puis quasi aucun biberon vers 5/6 mois mais des réveils entre chaque cycle de sommeil. Quelques semaines de répit à ses 7 mois puis le début de la motricité. Et ça ne s’est plus arrêté depuis. Chaque changement, chaque période, chaque difficulté est rendue insurmontable la nuit.

Il est là, constamment, nuit et jour nous demandant de l’aider. On me parle souvent de le laisser pleurer. Comment ? Il hurle de terreur, seul, dans le noir et nous appelle. Alors je me lève encore et encore pour être présente, le caresser, le câliner et le rendormir doucement. Je passe mes nuits à essayer de le rassurer et mes journées à essayer de comprendre pourquoi, pourquoi est-il aussi angoissé la nuit, que se passe-t-il.

En dernier recours, nous avons été voir une psychologue de l’enfant qui a posé un premier diagnostic : hyperémotivité. Ses émotions le dépassent et l’angoissent en permanence. Plus qu’à faire le deuil de nos nuits pendant quelques années …

Et je lui dis MERCI. Merci de nous avoir écouté, merci de nous avoir dit que nous étions sur la bonne voie, que non la solution n’est pas de le laisser, de nous expliquer ce qu’il se passe et surtout de m’avoir redonné la patience de l’écouter même la nuit. 

C’est pour lui si je me lève de 3h à 5h du matin quasiment chaque nuit, pour l’aimer et l’aider. Croyez moi les mamans qui ne dorment pas, ça change la vie de se concentrer uniquement sur le bien-être de ce petit truc CHIANT et de ne pas se projeter sur la fatigue du lendemain. Juste être là et se dire qu’on crée des souvenirs …

Les mamans du club des cernes, courage. Mille fois courage et n’hésitez pas à aller voir un professionnel. Il ne vous aidera pas plus, il ne vous apprendra rien mais ça fait beaucoup de bien ❤

P.S : MERCI de tout mon cœur aux mamans extraordinaires avec qui je parle et qui partagent mes doutes de maman sans dodo. Un jour on vaincra 😉 avec de la patience et de l’amour !

P.P.S : Un de ses conseils qui marche au poil et que je partage ici est de lâcher prise. Il hurle/pleure depuis une demi heure, ok, on allume la lumière et on lit/joue aux Lego, hop 10 minutes plus tard et c’est fini. On est sorti de l’angoisse, on est rassuré par des rituels et de nouveau au lit.

Sucre et bébé

Ce sujet s’est rapidement posé lors de la diversification : que veut réellement dire « sucre » quand cela concerne un bébé ?

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  • Le sucre est nécessaire à la santé

Le sucre est un élément très important dans l’alimentation car il apporte de nombreux nutriments nécessaires tels que le glucose et le fructose. Le sucre fournit de l’énergie aux muscles et permet au corps de fonctionner correctement. Seulement tous les sucres n’agissent pas de la même manière !

  • Différences entre sucre raffiné et sucre non raffiné

Seuls les sucres non raffinés c’est-à-dire non transformés sont bénéfiques pour l’organisme et apportent de bons nutriments en plus de leur pouvoir sucrant. Considéré comme l’unique et le vrai, le sucre complet provient directement de la canne à sucre et est le seul à apporter véritablement quelque chose ! Je vous laisse voir de vous-même le tableau comparatif des sucres 🙂

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Le sucre blanc en passant par la raffinerie perd toutes ses vitamines et une énorme partie de ses sels minéraux contenus dans la mélasse. Sa consommation n’apporte strictement rien si ce n’est son très grand pouvoir sucrant (ce qui explique la préférence des industries pour ce sucre).

Le sucre roux, étant légèrement moins raffiné que le blanc, contient davantage de nutriments. Cette quantité reste toutefois infime, et peut être négligeable pour notre organisme. La principale différence entre le sucre roux et le sucre blanc réside donc dans le goût. Le sucre roux a une saveur qui rappelle le caramel ou la cannelle.

  • Du sucre pour bébé ?

Cela fait un moment que nous réduisons au possible notre consommation de sucre raffiné (très très fréquemment le blanc). Alors quand nous avons commencé la diversification et que j’ai commencé par curiosité à regarder les produits « spéciaux pour bébé », je suis restée abasourdi.

Quasiment QUE du sucre raffiné … Alors même que nous savons que nous naissons avec une préférence pour le sucre et que sa consommation dans les premières années doit uniquement se limiter au sucre naturel des aliments et parfois du sucre non raffiné pour le plaisir. C’est la seule clé pour de bons réflexes alimentaires une fois adulte !

  • Petits comparatifs

Le truc le plus sucré selon moi : les céréales que l’on met dans le biberon. Comment faire sans apporter du sucre blanc (qui, rappelons le, n’apporte strictement rien à l’organisme) ? C’est tout de même un aliment que nous donnons quotidiennement, ça fait beaucoup de sucre pour un bébé qui adore naturellement ça.

Blédina Cacao VS Babybio Céréales Cacao avec quinoa VS Hipp Matins gourmands au cacao VS Nestlé Petite Céréales cacao

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Céréales (GLUTEN) 85,9 % (farine de blé, farine de blé hydrolysée) – sucre – cacao en poudre 5 % – arôme (vanilline) – antioxydant: acide ascorbique – vitamine B1. TRACES DE SOJA & DE LAIT

 

 

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Farine de riz* 88%, farine de quinoa rouge* 8,5%, arôme naturel de cacao*, cacao maigre en poudre* 0,9%, extrait de vanille bourbon*, thiamine (vitamine b1). *ingrédients issus de l’agriculture biologique peut contenir des traces éventuelles de gluten, lait, soja.

 

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Farine de riz*, farine de maïs*, flocons de bananes*20%, poudre de cacao*8%, vitamine B1. SANS GLUTEN – SANS ŒUFS – SANS ARACHIDE – SANS PRODUITS LAITIERS

 

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Céréales 85,5% (farines de blé, de blé complet (11%), d’avoine, d’orge, de seigle, de mais dégermé, de riz, de millet, de sorgho), extrait de malt (orge), cacao (4,8%), carbonate de calcium, vitamine C, vanilline, fumarate de fer, culture de Bifidus (B. lactis) 0,1%, vitamines : E, PP, B1, A, sulfate de zinc, vitamine B6, acide folique (B9), D. Traces de lait.

Voici donc la liste d’ingrédients de farines au cacao avec les marques les plus répandues : Nestlé, Blédina, Hipp (bio) et Babybio (bio). Verdict : Blédina met du sucre raffiné dans sa préparation déjà sucrée au cacao, Hipp et Babybio n’en mettent pas et Nestlé non plus (même si sa composition n’est malheureusement pas la plus simple mais pas non plus horrible).

  • Que faire alors ?

Et bien, tout contrôler … Je raye tout aliment avec la mention sucre ou je lui donne très occasionnellement.nIci, aucun yaourt aromatisé ni sucré (uniquement du yaourt nature adulte), pas de chocolat non plus, un boudoir de temps en temps (et les Babybio avec sucre de canne qui reste un sucre sûrement raffiné mais peu. D’ailleurs si vous connaissez des petits biscuits AVEC sucre complet, je suis très intéressée), pas de gâteaux non plus, pas de céréales dans le lait.

Au plus simple du simple 🙂 comme je dis aux personnes qui nous reprochent cette alimentation trop stricte à leurs yeux « il a 70 ans pour manger du sucre, je veux que ce soit par choix et envie et non par conditionnement et besoin ».