Je ne vais pas chez le pédiatre

Aller chez le pédiatre est un truc qui m’a toujours gonflégonflégonflé. Les premiers mois je ne posais pas la question mais la flemme/ennui/inutilité de la chose m’a poussé à me renseigner. Résultat : je ne vais plus chez le pédiatre chaque mois depuis un très long moment.

Il faut savoir que le recours à un pédiatre ou généraliste n’est pas obligatoire, seules certaines consultations le sont ! Elles sont 100% remboursées et entièrement différentes des consultations pour maladies.

Tableau récapitulatif des examens obligatoires de la naissance à l’âge de six ans
  • 1ère semaine : dans les huit jours qui suivent la naissance qui donne lieu au premier certificat de santé
  • 1er au 6e mois : un examen obligatoire chaque mois
  • Entre le 9e et le 10e mois : un examen obligatoire qui donne lieu au deuxième certificat de santé
  • A 12 mois : un examen obligatoire
  • Entre un an et deux ans : deux examens obligatoires
  • Au cours du 24e mois : un examen obligatoire qui donne lieu au troisième certificat de santé
  • Entre deux ans et six ans : huis examens obligatoires (deux fois par an jusqu’aux six ans)

Source : https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F967

En dehors de la maladie (ce qui arrive bien peu), nous n’allons donc chez le pédiatre que très rarement. Par exemple, aucune consultation hors maladie depuis novembre. Nous avons rendez-vous fin mai pour le premier examen obligatoire de la deuxième année, sûrement un nouveau fin de l’été et le dernier pour le 24e mois. Je ne sais donc jamais où en est Martial et c’est une délivrance ! Je ne connais pas du tout son poids ni sa taille (je pense qu’on est vers 80cm pour 10/11kg) et basta.

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Quand je connaissais son grammage détaillé, j’angoissais : « oh mon dieu, il a encore perdu 100g » ou « il n’a pris que 400g en trois mois » et ça ne servait à rien. Mon fils mange correctement avec plus ou moins d’appétit, perd du poids selon la saison, sa motricité, son système immunitaire, etc et en gagne pour les mêmes raisons mystérieuses. J’ai tout simplement décidé d’arrêter de le surveiller et de m’inquiéter pour rien.  Nous sommes en 2016 dans un des pays les plus riches au monde, j’ai la chance de le nourrir à ma convenance et à sa faim et je ne veux pas chercher plus loin 🙂

Les premiers mois étaient indispensables dans le suivi et servaient à répondre à mes questions mais j’ai vite pris le pli de me renseigner de moi-même, de choisir, de demander l’avis médical quand je le souhaite et non pas de me faire bombarder d’informations qui me font douter. Je n’automédicamente pas mon enfant, tout comme je ne m’automédicamente pas et j’ai recours aux médecins pour leurs compétences, c’est-à-dire trouver des solutions que je ne peux pas inventer et répondre aux besoins de son corps là où je n’ai plus d’emprise. Le reste, les repas, la motricité, le développement, l’éducation c’est à moi de voir car je vis avec mon enfant au quotidien 🙂 et si j’ai besoin d’un conseil médical, je fonce les voir.

Oui à la médecine, non au pédiatre dans ma vie quotidienne !

La ruche de Plan Toys

Me retrouvant dans un Nature & Découvertes pour un énième cadeau pour les 30 ans de mon mec, je ne peux pas m’empêcher de flâner dans le rayon bébé/enfant 😀 Comme une envie de tout prendre (comme d’hab’) et là mes yeux s’arrêtent sur la ruche ! Moi qui cherchait une pince en bois pour commencer la familiarisation, BINGO !

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Déjà je tenais à parler de cette marque que j’adore (je possède quelques jeux absolument superbes et intelligents). Ethique, jolie, intelligente, chère : elle a vraiment tout tout pour plaire ! Voilà un extrait scanné de la planche explicative fournie avec le jeu.

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« Plan Toys est une marque thailandaise à la fois bio, éco responsable à tous les stades de fabrication et éthique dans son management et son engagement dans des fondations. Plan Toys a d’ailleurs reçu un grand nombre de prix et de certification dans ce domaine. C’est aussi une entreprise très innovante en utilisant le bois d’Hévéa bio, qui auparavant était coupé et brulé quand il ne produisait plus de latex et en inventant la matière Plan wood qui recycle les racines de l’hevea sciées et mélangées à une colle non toxique. Cette pâte ouvre ensuite de nouvelles possibilités de création de jouets en bois moulés. Plan toys excelle également dans la démarche éducative de ses jouets: les jeux d’éveil malins et animés, les jeux d’adresse originaux, les dinettes, les garages et voitures et les jeux de bain rigolos. » (source : Le bonhomme de bois).

Passons au jeu en lui-même. Il est basé sur l’idée du jeu de la pince, c’est-à-dire transporter des choses en utilisant un outil dans la continuité de la main. Cela demande beaucoup de précision, une réflexion sur l’espace (il faut intégrer la longueur de la pince pour pouvoir saisir), gérer la pression des doigts, etc. Cette activité est donc pleinement maitrisée après deux ans mais on peut la proposer dès 18 mois, selon le développement de l’enfant. (NB : la boîte marque 3 ans, en effet la loi ne permet pas de vendre des jouets qui peuvent être ingérés à des enfants de moins de 3 ans).

En ce moment, mon fils adore jouer avec ses doigts et ses mains (avec les Duplo notamment et les jeux de transvasement), alors pourquoi pas !

Son esthétique est irréprochable : des couleurs superbes, des abeilles vraiment mignonnes, un jeu d’alvéoles qui permet aussi de dessiner l’activité comme on la souhaite 🙂  On peut aussi jouer avec les couleurs, les nommer, parler de ce qu’est une abeille. Ce jeu va sûrement donner à de belles discussions 😉

Nature & Découvertes – 19.95 €

Le jour du végétarisme

Le jour du végétarisme – le 4 novembre 2014 – le jour de la naissance de mon fils

Que de souvenirs, que de souhaits de le revivre encore et encore 🙂 Je profite de cet article pour m’y replonger encore une fois. Attention, je sens que ça va être très décousu 😀

Tout commence par une baleine qui en avait plus que ras-le-bol de la grossesse (j’ai détesté du début à la fin :D) et qui hurlait chaque soir de journée sans naissance. Arrive ENFIN le mois de novembre et le tant béni/attendu 21 novembre ! Je trépigne, je pleure, je me tire les cheveux. CA Y EST, on voit le bout, JE REPETE je vais poooondre.

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Ma petite fleur qui éclot. OH CA VA, on peut faire de la blague aussi.

Comme des foufous de la life, nous décidons de faire un aller-retour voiture Strasbourg-Besançon le vendredi et samedi 31 octobre et 1er novembre pour faire la fiesta. Tout en espérant secrètement que ça accéléra le bignouf sans pour autant accoucher à Besac’ (j’avais tout de même embarqué la valise de maternité :D). Tout se passe au poil, je suis toujours aussi sobre et grosse en rentrant … Je décide donc d’aller à un petit repas entre amis le dimanche soir, oui oui oui, j’avais une énergie de FOLIE.

Et là, à cette soirée (encore sobre et remplie de jus de tomate)(mon royaume pour une bière), je fixe un rendez-vous avec une amie pour un café le lendemain et à elle de blaguer : « si tu n’annules pas pour accoucher hahaha ». Ha ha ha, c’est ça, ça me fait trop rire (quand je vous dis que je détestais la grossesse).

Je me couche en mode cachalot et me réveille comme une fleur à 6h du matin le 03 novembre. Enfin, comme une fleur mouillée. Je me lève en hurlant, tempêtant sur le fait que c’est tellement tellement TELLEMENT agaçant de se pisser littéralement dessus (hein, on n’est pas d’accord ?). Je fais mes petites affaires, je retourne me coucher et rebelote une demi-heure après puis de plus en plus toute la matinée. Là, je commence à douter « aaaah mais y’a pas une fuite dans mon bidou ? ».

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Son faire-part : des bottes pour le mois de novembre et du jaune, comme le soleil.

A midi, on va donc à la maternité (j’avais appelée ma pote en mode « hé j’ai une blague »). La poche des eaux est fissurée mais aucune douleur ni contraction et col ouvert à 1 doigt. On me monitoring, je ne sais pas vous mais j’ai toujours détesté ça, je me faisais atrocement chié pendant une demi heure et entendre le bruit du coeur me faisait absolument ni chaud ni froid (ouh la bonne mère en devenir haha). Résultat : monito ok, on me donne une chambre et on patiente parce que « Madame, vous accouchez ce soir ou demain ».

 A 20h, c’est l’heure tant attendu du fameux tampon pour faire mûrir le col : « je vous jure Madame, ça ne déclenchera RIEN. Il faut le produit qu’on vous donnera demain si rien ne démarre, le tampon assouplit juste le col ». Ok ok, c’est partiiii. Premières contractions non douloureuses due au produit mais ça se stoppe vite comme prévu. J’ai encore du temps pour me préparer à la naissance, je vais pioncer.

A 23h, pliée en deux de douleur, je descend en salle d’accouchement. Les contractions sont arrivées d’un coup, très fortes et espacées de quelques minutes. Le travail commence avec un col toujours à 1. Jusque 2h, j’essaie de gérer avec la baignoire et le reste mais je ne tiens plus (je vous passe sous silence la tête de la meuf) (mon mec parle de l’Exorciste hein) et on me pose la péridurale. BONHEUR BONHEUR BONHEUR (aussi appelé morphine) (mon mec parle de Bob Marley). Je sentais venir les contractions mais avec une douleur minime, je me suis donc endormie et réveillée une heure plus tard, toute reposée.
A 3h30, second toucher du col. Je suis à 9 et elle sent la tête et les cheveux. Je pousse environ 20 minutes mais on n’arrive pas à le faire sortir. Le fin mot de l’histoire c’est que le gamin (déjà très bien élevé et coopératif) avait eu envie d’un très long cordon tout autour de son corps, bonjour le ressort et donc ventouse pour bloquer sa têtete dans vavagin après avoir eu un homme de 50 ans à genoux sur mon bide à chaque contraction (l’accouchement de la zénitude).
A 4h02, je pousse une nouvelle fois et dégage ses épaules. Et il est là, il vient de recevoir la vie. On l’a posé sur moi. Il n’a pas pleuré ni crié, il était juste ce petit garçon que je vois encore la tête dans mes nichons : tout calme, apaisé, à regarder de ses petits yeux.
Martial
La douleur la plus incroyable de ma vie pour l’amour le plus pur2
Allez, fini la poésie. Pour les détails dégueulis, pas d’épisiotomie malgré la violence de l’accouchement et ma demi-heure de poussée. Mon mec ne se remet toujours pas de la délivrance du placenta (on vous a dit que depuis on est végé ? Y’a des steaks qui marquent l’esprit) :D. Un sexe effroyable après la descente du truc (NON MAIS j’avais une poche de glace pendant deux jours, bourdel), des seins qui sont passées de A à E (tranquiiiille) et un bébé qui, devinez quoi, ne dormait déja pas 😉

Jouer à l’ancienne

Un de nos premiers choix parentaux a été de dire « Nous n’aurons pas de jouets électroniques, de tablettes ou autres » et alors que je pensais tout simplement que ce serait une déclaration qui ne tiendrait pas, et bien à 17 mois dans quelques jours Martial n’a toujours aucun jouet électronique. Zéro. S’il veut du bruit, il chante ou prend son xylophone. S’il veut construire, il doit faire de lui même la maison avec les cubes.

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Mais pourquoi ce choix ?

Ne pas passer par l’électronique oblige l’enfant à tout inventer de lui même, il n’a pas le choix et se retrouve donc depuis tout petit avec seulement son corps et son imagination. A 16 mois bien révolus, c’est un enfant très manipulateur, indépendant et calme dans ses activités 🙂 Il ne se passe pas une seule heure sans qu’il lise ou chante en lançant la balle. Il cuisine, fait des legos, des constructions, des puzzle, du n’importe quoi aussi 😀

Je vous parle bientôt de nos jouets favoris 😉

Et vous, électronique ou non ?

Envie et possession

Mon petit garçon de presque 17 mois montre tout du doigt, ah la belle période du doigt :D. Mon premier réflexe (très très conditionné par ma condition d’occidentale capitaliste) (j’ose l’écrire héhé) a été de dire « non, tu ne l’auras pas ». S’en suit inévitablement des cris/pleurs/roulages au sol.

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Pointer sa maman du doigt

Et puis je me suis tout simplement rappelée d’une phrase lue dans la Bible Filliozat : « vous aussi, vous bavez devant le nouveau sac Prada, vous ne le voulez pas vraiment mais vous avez envie d’en parler » (en gros du gros). Ah. Bah oui en fait, c’est vrai. Il ne veut peut être pas posséder l’objet, c’est moi qui fait le raccourci et pose le non, il veut peut être juste en parler …

« Quand il montre du doigt l’oiseau dans le ciel ou la girafe dans le livre, vous ne pensez pas qu’il désire ni l’oiseau, ni la girafe. (…) Pourquoi interpréter forcément du désir quand il montre un gâteau ou un nounours dans une vitrine? Il le reconnaît ! »

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Pointer le soleil du doigt

Alors nous avons essayé. On se promène, il me montre un ballon dans le magasin et je me force à lui dire « Oh qu’il est beau ce ballon, je préfère quand même les rouges. Je suis sûre que celui-ci doit bien rebondir » et fin de l’épisode. Oui oui oui, FIN. Il sourit et on continue!

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Pointer le monde du doigt

Cette petite phrase me demande un très grand effort mais ça va mieux et j’espère que l’habitude va vite arriver. Il sort lui-même un petit pot à 14h « oh ouais, manger c’est super sympa, on peut même en étaler partout avec la cuillère. Est-ce que tu peux le ranger s’il-te-plait ? » … et il le range 100% du temps. Il va peut être aller le rechercher 5 minutes après et c’est seulement là que je lui demande s’il a faim et qu’on trouve le compromis.

Si, par malchance, il veut manger ou avoir véritablement ce ballon (c’est simple à décrypter, la demande est répétée quand il voit que non, je n’ai pas compris ce qu’il voulait me dire) et bien, je compromise. Est-ce que je veux acheter ce ballon ? – Non, il en a déjà à la maison. Alors je dis que ce n’est pas possible, j’explique qu’un ballon nous attend à la maison, je parle du ballon de la maison et ce que je vais faire avec, je détourne ensuite son attention.

Il y a de grandes chances pour qu’il ne dise rien et accepte tout simplement, mais il peut aussi hurler et je continue quand même de parler, parce qu’on ne parle JAMAIS dans le vent. Je me tape l’affiche dans le supermarché mais il doit respecter ma parole comme je respecte sa colère en continuant de lui parler et en ne l’ignorant pas. Grave erreur d’attendre que ça passe tout seul, vaut mieux être la cible des commères pendant 5 minutes que de se trainer un braillard pendant 20 minutes qui, en plus de ça, va reporter son envie sur autre chose. Hé oui, le cerveau, afin de faire cesser ce manque de reconnaissance, va chercher une autre envie à satisfaire (boucler la boucle, la magie de la pensée).

Je ne suis pas encore dans le compromis de la possession temporaire (« si tu le souhaites, on peut jouer avec ce ballon, tu veux faire deux ou trois rebonds et ensuite on repose le ballon ? ») (toujours laisser de faux choix, le parent manipulateur haha). Il n’est pas encore prêt psychologiquement à tant de rationalité !

Éviter d’induire un besoin qu’il n’a pas, respecter l’envie de juste parler, arrêter de penser que le doigt veut dire possession : c’était le challenge de ce mois 😉

C’est en tout cas un des principes qu’il fallait que je partage. Parce que montrer du doigt est un acte tellement tellement sain, c’est la première fois que nos bébés qui deviennent grands utilisent autant leur corps de façon consciente pour communiquer avec nous.

Parce qu’il ne faut pas blâmer ce désir de partager ce qu’il voit, entend, ressent ❤

 Et vous ? Que faites-vous en cas d’envie subite et d’utilisation de ce sacré doigt ?

Mon fils, ses nuits et moi

A la naissance de mon petit bébé, tout petit bébé, je savais que les nuits allaient être compliquées pendant un petit moment. Jamais je n’aurais pensé passer le cap des 16 mois … Et me voilà, 497 nuits plus tard et seulement une quarantaine de nuits pleines.

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Ça a commencé comme un début classique de vie : beaucoup de pleurs, beaucoup de faim, beaucoup de doutes pour les nouveaux parents qui ne connaissent pas leur nouveau-né rencontré quelques jours/semaines plus tôt. Puis ça a continué … Il a espacé correctement ses biberons vers 3 mois, puis quasi aucun biberon vers 5/6 mois mais des réveils entre chaque cycle de sommeil. Quelques semaines de répit à ses 7 mois puis le début de la motricité. Et ça ne s’est plus arrêté depuis. Chaque changement, chaque période, chaque difficulté est rendue insurmontable la nuit.

Il est là, constamment, nuit et jour nous demandant de l’aider. On me parle souvent de le laisser pleurer. Comment ? Il hurle de terreur, seul, dans le noir et nous appelle. Alors je me lève encore et encore pour être présente, le caresser, le câliner et le rendormir doucement. Je passe mes nuits à essayer de le rassurer et mes journées à essayer de comprendre pourquoi, pourquoi est-il aussi angoissé la nuit, que se passe-t-il.

En dernier recours, nous avons été voir une psychologue de l’enfant qui a posé un premier diagnostic : hyperémotivité. Ses émotions le dépassent et l’angoissent en permanence. Plus qu’à faire le deuil de nos nuits pendant quelques années …

Et je lui dis MERCI. Merci de nous avoir écouté, merci de nous avoir dit que nous étions sur la bonne voie, que non la solution n’est pas de le laisser, de nous expliquer ce qu’il se passe et surtout de m’avoir redonné la patience de l’écouter même la nuit. 

C’est pour lui si je me lève de 3h à 5h du matin quasiment chaque nuit, pour l’aimer et l’aider. Croyez moi les mamans qui ne dorment pas, ça change la vie de se concentrer uniquement sur le bien-être de ce petit truc CHIANT et de ne pas se projeter sur la fatigue du lendemain. Juste être là et se dire qu’on crée des souvenirs …

Les mamans du club des cernes, courage. Mille fois courage et n’hésitez pas à aller voir un professionnel. Il ne vous aidera pas plus, il ne vous apprendra rien mais ça fait beaucoup de bien ❤

P.S : MERCI de tout mon cœur aux mamans extraordinaires avec qui je parle et qui partagent mes doutes de maman sans dodo. Un jour on vaincra 😉 avec de la patience et de l’amour !

P.P.S : Un de ses conseils qui marche au poil et que je partage ici est de lâcher prise. Il hurle/pleure depuis une demi heure, ok, on allume la lumière et on lit/joue aux Lego, hop 10 minutes plus tard et c’est fini. On est sorti de l’angoisse, on est rassuré par des rituels et de nouveau au lit.

Sucre et bébé

Ce sujet s’est rapidement posé lors de la diversification : que veut réellement dire « sucre » quand cela concerne un bébé ?

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  • Le sucre est nécessaire à la santé

Le sucre est un élément très important dans l’alimentation car il apporte de nombreux nutriments nécessaires tels que le glucose et le fructose. Le sucre fournit de l’énergie aux muscles et permet au corps de fonctionner correctement. Seulement tous les sucres n’agissent pas de la même manière !

  • Différences entre sucre raffiné et sucre non raffiné

Seuls les sucres non raffinés c’est-à-dire non transformés sont bénéfiques pour l’organisme et apportent de bons nutriments en plus de leur pouvoir sucrant. Considéré comme l’unique et le vrai, le sucre complet provient directement de la canne à sucre et est le seul à apporter véritablement quelque chose ! Je vous laisse voir de vous-même le tableau comparatif des sucres 🙂

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Le sucre blanc en passant par la raffinerie perd toutes ses vitamines et une énorme partie de ses sels minéraux contenus dans la mélasse. Sa consommation n’apporte strictement rien si ce n’est son très grand pouvoir sucrant (ce qui explique la préférence des industries pour ce sucre).

Le sucre roux, étant légèrement moins raffiné que le blanc, contient davantage de nutriments. Cette quantité reste toutefois infime, et peut être négligeable pour notre organisme. La principale différence entre le sucre roux et le sucre blanc réside donc dans le goût. Le sucre roux a une saveur qui rappelle le caramel ou la cannelle.

  • Du sucre pour bébé ?

Cela fait un moment que nous réduisons au possible notre consommation de sucre raffiné (très très fréquemment le blanc). Alors quand nous avons commencé la diversification et que j’ai commencé par curiosité à regarder les produits « spéciaux pour bébé », je suis restée abasourdi.

Quasiment QUE du sucre raffiné … Alors même que nous savons que nous naissons avec une préférence pour le sucre et que sa consommation dans les premières années doit uniquement se limiter au sucre naturel des aliments et parfois du sucre non raffiné pour le plaisir. C’est la seule clé pour de bons réflexes alimentaires une fois adulte !

  • Petits comparatifs

Le truc le plus sucré selon moi : les céréales que l’on met dans le biberon. Comment faire sans apporter du sucre blanc (qui, rappelons le, n’apporte strictement rien à l’organisme) ? C’est tout de même un aliment que nous donnons quotidiennement, ça fait beaucoup de sucre pour un bébé qui adore naturellement ça.

Blédina Cacao VS Babybio Céréales Cacao avec quinoa VS Hipp Matins gourmands au cacao VS Nestlé Petite Céréales cacao

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Céréales (GLUTEN) 85,9 % (farine de blé, farine de blé hydrolysée) – sucre – cacao en poudre 5 % – arôme (vanilline) – antioxydant: acide ascorbique – vitamine B1. TRACES DE SOJA & DE LAIT

 

 

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Farine de riz* 88%, farine de quinoa rouge* 8,5%, arôme naturel de cacao*, cacao maigre en poudre* 0,9%, extrait de vanille bourbon*, thiamine (vitamine b1). *ingrédients issus de l’agriculture biologique peut contenir des traces éventuelles de gluten, lait, soja.

 

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Farine de riz*, farine de maïs*, flocons de bananes*20%, poudre de cacao*8%, vitamine B1. SANS GLUTEN – SANS ŒUFS – SANS ARACHIDE – SANS PRODUITS LAITIERS

 

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Céréales 85,5% (farines de blé, de blé complet (11%), d’avoine, d’orge, de seigle, de mais dégermé, de riz, de millet, de sorgho), extrait de malt (orge), cacao (4,8%), carbonate de calcium, vitamine C, vanilline, fumarate de fer, culture de Bifidus (B. lactis) 0,1%, vitamines : E, PP, B1, A, sulfate de zinc, vitamine B6, acide folique (B9), D. Traces de lait.

Voici donc la liste d’ingrédients de farines au cacao avec les marques les plus répandues : Nestlé, Blédina, Hipp (bio) et Babybio (bio). Verdict : Blédina met du sucre raffiné dans sa préparation déjà sucrée au cacao, Hipp et Babybio n’en mettent pas et Nestlé non plus (même si sa composition n’est malheureusement pas la plus simple mais pas non plus horrible).

  • Que faire alors ?

Et bien, tout contrôler … Je raye tout aliment avec la mention sucre ou je lui donne très occasionnellement.nIci, aucun yaourt aromatisé ni sucré (uniquement du yaourt nature adulte), pas de chocolat non plus, un boudoir de temps en temps (et les Babybio avec sucre de canne qui reste un sucre sûrement raffiné mais peu. D’ailleurs si vous connaissez des petits biscuits AVEC sucre complet, je suis très intéressée), pas de gâteaux non plus, pas de céréales dans le lait.

Au plus simple du simple 🙂 comme je dis aux personnes qui nous reprochent cette alimentation trop stricte à leurs yeux « il a 70 ans pour manger du sucre, je veux que ce soit par choix et envie et non par conditionnement et besoin ».