Le caprice n’existe pas

Après avoir moi aussi commenté sur un post IG que le caprice n’existait pas, j’ai eu envie d’écrire plus longuement sur le sujet !

Qu’est ce que le caprice ?

Le caprice serait quand un nouveau-né/bébé/bambin/enfant cherche à avoir quelque chose par des cris, des pleurs, une insistance quelconque. Ça peut être aussi bien les bras, le gâteau, rester au parc, etc. Toutes les situations où on entend très facilement « oh le petit capricieux ! », chose qui me met littéralement hors de moi. Essayer seulement de me dire que mon enfant est capricieux quand il s’exprime 😉

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Qu’est ce qu’il a y a VRAIMENT dans un caprice ?

Dans un caprice, il y a un torrent d’émotions qui s’entremêlent et qui mènent toutes à une seule : la colère. On en parle souvent en termes très négatifs et je ne suis plus d’accord depuis une petite dizaine d’années. La colère est une très très belle émotion et certainement la plus complexe qu’on puisse éprouver. Elle est là pour nous dire que quelque chose nous attaque, qu’il faut l’arrêter ou se protéger : « Ah je me mets en colère, qu’est ce qui se passe ? Oui, ce mec m’agace avec ses paroles. Je lui dis d’arrêter », fin de l’histoire.

Ce qu’on appelle caprice est tout simplement une colère de protection, une colère pour se faire entendre car personne n’a entendu les émotions qui explosaient avant. Je souhaite que mon bambin aille se baigner avec moi, il rechigne ou me dit « non », je trouve qu’il faut quand même, je le prends par la main, il hurle, se jette au sol et je me mets à hurler aussi « arrête ton caprice ».

Le caprice comme façon d’expliquer toute émotion

Dans cet exemple d’enfant à la mer, on parle de caprice dès que l’enfant souhaite faire différemment de nous : JE pense que c’est plus intéressant comme ça, il n’a que 18 mois, JE décide et puis c’est tout, il arrête son caprice. Mais son caprice de quoi ? De vouloir exister et dire quelque chose ?

Face à ce mécanisme de pensée, l’enfant n’a qu’une seule façon de réagir. Il doit entrer dans le conflit afin de faire prévaloir ses idées et de se préserver. Essayer deux secondes d’imaginer une situation qu’on a tous connu. Vous avez un truc à dire, on vous coupe, personne ne vous laisse terminer votre phrase, que faites-vous ? a) vous criez pour attirer l’attention et vous dîtes ce que vous avez à dire b) vous ne dîtes rien et vous restez avec une boule dans la gorge de vous sentir si minable.

Non je ne trouve pas que ce raccourci soit facile, je le trouve même très explicite car un enfant est autant un être humain qu’un adulte. Il n’y a pas de hiérarchie, mon fils existe autant que moi 🙂 Faut-il vraiment avoir des expériences pour avoir le droit d’exister ? Je n’ai jamais sauté en parachute, je dois donc me taire ? Vous trouvez ça absurde, et bien mon gamin n’a encore rien fait de sa vie et dans sa vie, je ne lui retire pas sa voix pour autant.

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L’anéantissement du caprice

C’est pour cela qu’il n’y a pas de caprice chez moi, au même titre qu’il n’y a pas de licorne dans les Vosges. Je n’y crois pas alors il n’entre pas chez moi 🙂 (faciiiiiiiiiile)

Étant donné que j’écoute à 200% chaque parole, chaque rire, chaque expression, chaque pleur, mon enfant n’a aucunement besoin d’entrer dans le conflit pour se faire entendre. Ça ne veut pas dire qu’on lui obéit, ohla loin de là 😉 (l’éducation bienveillante n’est absolument pas laxiste).

Cela veut dire que si mon gamin de 18 mois souhaite rester au parc, j’écoute, je dis que j’ai entendu mais que je ne peux pas faire de compromis, qu’on doit rentrer car il commence à pleuvoir, qu’on revient avec le soleil. Soit il accepte sans problème, soit il se met en colère. Ok, j’écoute la colère, je répète encore et encore pourquoi je prends la décision, je dis que je comprends ce qu’il me dit et on finit par s’en aller au bout de quelques minutes. Tout ça sans conflit.

Oui, il a pleuré et alors ? On peut pleurer sans avoir mal. Vous n’avez jamais pleuré devant Titanic ? Vous n’êtes pas en train d’entrer en guerre mais seulement de pleurer votre émotion ? Même chose ici, je ne me braque pas en me disant qu’il veut avoir le dessus sur moi. Non, il est comme moi avec moins de retenue. Moi aussi je trouve ça SUPER SUPER injuste de partir du parc et ça me rend triste, mais j’ai 20 ans de gestion d’émotions derrière moi 😉

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Bilan à 18 mois

A 18 mois, on commence à sentir un changement. Il n’est plus aussi attentif et explose rapidement, c’est son développement qui veut ça (vivement que ça se termine quand même). Néanmoins ça reste très très facilement gérable !

  • Dire qu’on l’entend ! Essayez, je vous promets que ça réduit ENORMEMENT tout. Il crie dans la voiture, je dis que je comprends. Il crie pour manger, je dis que j’ai entendu et qu’il ne voit peut être pas mais je suis en train de l’aider. Il dit un truc improbable en montrant du doigt et s’énerve que je ne comprenne pas, je lui dis que je ne comprends pas ce qu’il dit.
  • Toujours expliquer. Mon dieu que ça demande une énergie folle, je sais, c’est vraiment très dur mais il faut essayer de s’y tenir. On explique pourquoi on fait ce choix.
  • Se remettre en question. S’il se met en colère, c’est que je l’attaque d’une façon ou d’une autre. Qu’est ce que j’ai fait ? Puis-je réagir autrement ? Le compromis est-il possible ? Il se met en colère parce que je le porte dans les escaliers, ok, essayons de le poser (quand je n’ai pas le temps, je lui dis tout simplement que je n’ai pas le temps), ah il monte l’escalier en rigolant, allez je prends deux minutes de plus pour rentrer 😉
  • Ne pas se braquer ! Je loupe constamment des signaux alors il crie pour se faire comprendre ou tout simplement me répète ce qu’il a envie de dire. Et bien, je réagis avec humilité « oh pardon Martial, je n’avais pas compris que tu avais envie de faire seul ». Il n’y a pas mort d’homme bien sûr (il pourrait mieux faire se comprendre d’abord haha) mais c’est le comportement que je souhaite qu’il ait : s’excuser quand on est en tort.
  • Dire qu’on ne peut pas. Parce qu’il est 20h et que non je n’ai plus la force de jouer à faire la course à quatre pattes (ça démonte les genoux du dieu), ça te met en colère car ça te frustre et bien soit. J’ai un besoin aussi, c’est moi qui prime là maintenant, c’est à toi de m’aider.

Avec tout ça, j’attends la crise du Terrible Two avec grande impatience 😀 je pense que notre éducation va être rudement mise à l’épreuve !

Envie et possession

Mon petit garçon de presque 17 mois montre tout du doigt, ah la belle période du doigt :D. Mon premier réflexe (très très conditionné par ma condition d’occidentale capitaliste) (j’ose l’écrire héhé) a été de dire « non, tu ne l’auras pas ». S’en suit inévitablement des cris/pleurs/roulages au sol.

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Pointer sa maman du doigt

Et puis je me suis tout simplement rappelée d’une phrase lue dans la Bible Filliozat : « vous aussi, vous bavez devant le nouveau sac Prada, vous ne le voulez pas vraiment mais vous avez envie d’en parler » (en gros du gros). Ah. Bah oui en fait, c’est vrai. Il ne veut peut être pas posséder l’objet, c’est moi qui fait le raccourci et pose le non, il veut peut être juste en parler …

« Quand il montre du doigt l’oiseau dans le ciel ou la girafe dans le livre, vous ne pensez pas qu’il désire ni l’oiseau, ni la girafe. (…) Pourquoi interpréter forcément du désir quand il montre un gâteau ou un nounours dans une vitrine? Il le reconnaît ! »

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Pointer le soleil du doigt

Alors nous avons essayé. On se promène, il me montre un ballon dans le magasin et je me force à lui dire « Oh qu’il est beau ce ballon, je préfère quand même les rouges. Je suis sûre que celui-ci doit bien rebondir » et fin de l’épisode. Oui oui oui, FIN. Il sourit et on continue!

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Pointer le monde du doigt

Cette petite phrase me demande un très grand effort mais ça va mieux et j’espère que l’habitude va vite arriver. Il sort lui-même un petit pot à 14h « oh ouais, manger c’est super sympa, on peut même en étaler partout avec la cuillère. Est-ce que tu peux le ranger s’il-te-plait ? » … et il le range 100% du temps. Il va peut être aller le rechercher 5 minutes après et c’est seulement là que je lui demande s’il a faim et qu’on trouve le compromis.

Si, par malchance, il veut manger ou avoir véritablement ce ballon (c’est simple à décrypter, la demande est répétée quand il voit que non, je n’ai pas compris ce qu’il voulait me dire) et bien, je compromise. Est-ce que je veux acheter ce ballon ? – Non, il en a déjà à la maison. Alors je dis que ce n’est pas possible, j’explique qu’un ballon nous attend à la maison, je parle du ballon de la maison et ce que je vais faire avec, je détourne ensuite son attention.

Il y a de grandes chances pour qu’il ne dise rien et accepte tout simplement, mais il peut aussi hurler et je continue quand même de parler, parce qu’on ne parle JAMAIS dans le vent. Je me tape l’affiche dans le supermarché mais il doit respecter ma parole comme je respecte sa colère en continuant de lui parler et en ne l’ignorant pas. Grave erreur d’attendre que ça passe tout seul, vaut mieux être la cible des commères pendant 5 minutes que de se trainer un braillard pendant 20 minutes qui, en plus de ça, va reporter son envie sur autre chose. Hé oui, le cerveau, afin de faire cesser ce manque de reconnaissance, va chercher une autre envie à satisfaire (boucler la boucle, la magie de la pensée).

Je ne suis pas encore dans le compromis de la possession temporaire (« si tu le souhaites, on peut jouer avec ce ballon, tu veux faire deux ou trois rebonds et ensuite on repose le ballon ? ») (toujours laisser de faux choix, le parent manipulateur haha). Il n’est pas encore prêt psychologiquement à tant de rationalité !

Éviter d’induire un besoin qu’il n’a pas, respecter l’envie de juste parler, arrêter de penser que le doigt veut dire possession : c’était le challenge de ce mois 😉

C’est en tout cas un des principes qu’il fallait que je partage. Parce que montrer du doigt est un acte tellement tellement sain, c’est la première fois que nos bébés qui deviennent grands utilisent autant leur corps de façon consciente pour communiquer avec nous.

Parce qu’il ne faut pas blâmer ce désir de partager ce qu’il voit, entend, ressent ❤

 Et vous ? Que faites-vous en cas d’envie subite et d’utilisation de ce sacré doigt ?

La fessée et la violence

Pourquoi appelle-t-on cruauté le fait de frapper un animal, agression le fait de frapper un adulte et éducation le fait de frapper son enfant ?

Je pourrais m’arrêter à cette simple question rhétorique pour illustrer toute ma pensée mais je crois qu’il convient de développer le rapport que j’ai face à cette éducation et surtout celui que j’ai face à mon enfant de 15 mois.

Fessée

  • Il y aurait plusieurs types de fessées
  1. la fessée de mon enfance: « J’en ai reçu quand j’étais petit(e) et je n’en suis pas mort(e). »
  2. la fessée pouvoir: « C’est moi l’adulte, donc je suis plus fort et je commande. »
  3. la fessée défouloir: « Je suis énervé(e), stressé(e), elle ou il a fait déborder le vase, je lui en ai collée une. »
  4. la fessée quotidienne: « En ce moment, la fessée est pluriquotidenne, de toutes façons, il ou elle ne cherche que ça. »
  5. la fessée imaginaire: coller une fessée mais juste dans son imaginaire. Et le grand avantage de cette fessée, c’est que tu peux aussi imaginer des choses encore plus horribles.

J’ai repris cette liste d’un article du blog de Mia M et que je trouve très pertinente pour annoncer que NON, il n’y a pas plusieurs types de fessées. Seulement une, la violente. Le reste c’est du blabla pour se donner de la contenance et se déculpabiliser, c’est simplement une différence de langage (selon moi toujours 😉 ).

  • La fessée comme ultime recours

La fessée est donnée par de bons parents, des parents aimants qui habillent leurs enfants, leur achètent de bonnes chaussures et les nourrissent. C’est quelque chose qu’il faut mettre au clair ! Loin de diaboliser les parents qui frappent, je ressens souvent de la tristesse face à eux car ils sont dépassés. Nous sommes tous humains avec des journées plus ou moins longues, plus ou moins merdiques et surtout avec plusieurs corps à gérer : le notre et celui de nos enfants. Et parfois on craque … On aimerait que l’autorité soit établie quoiqu’il arrive alors on la remet en place par des claques.

Mais lorsque vous levez la main sur votre enfant, vous avez déjà perdu votre autorité. La violence est l’arme du tyran, ni plus ni moins. On attaque l’intégrité de la personne, son corps, son bien le plus précieux et le plus inaliénable pour le faire plier à notre convenance.

  • Que signifie vraiment la fessée pour l’enfant ?

C’est un acte humiliant. Si on met tarte dans la rue parce que j’ose m’amuser dans une flaque d’eau, je me sens mal, agressée, humiliée et incomprise. Un sentiment d’insécurité nait, je n’ose plus dire certaines choses, j’enterre mon envie de sauter dans les flaques d’eau.

L’autre souci de la fessée est que ça crée une brisure dans l’éducation de l’enfant vis-à-vis du bien et du mal. Un enfant qui reçoit la fessée comme sanction va plus avoir à tendance à dissimuler, mentir et tromper afin de ne pas avoir la fessée. Demander de réparer la mauvaise action permet de prendre conscience de celle-ci. Il agira en fonction des sentiments d’autrui et non pas en réaction à la peur d’être pris et fessé.

  • Mon enfant

Personne n’a le droit de me frapper et je n’ai le droit de frapper personne, PERSONNE. C’est cette règle que je vais apprendre à mon enfant et pour cela je dois enlever totalement la violence de sa vie afin qu’elle ne devienne pas un mode de fonctionnement.

Il ne m’appartient pas, je l’ai mis au monde, je lui ai littéralement donné la vie mais je n’ai aucun droit sur son corps. Tout comme je serais révoltée qu’un adulte corrige mon fils, je ne comprends pas que certains puissent penser que c’est mon devoir de prendre ce rôle. En ce qui concerne le corps de mon bébé, je suis tout aussi étrangère que le voisin. C’est à lui et uniquement à lui.

  • Que faire quand ça arrive ?

On en parle, encore et encore. Je n’ai encore jamais frappé mon enfant de 15 mois (et je ne suis pas à l’abri que ça arrive un jour, que ce soit bien clair 😉 ) mais je lui ai hurlé dessus quelques secondes deux fois. Rien que de me rappeler de ses yeux qui s’écarquillent d’incrédulité et son cri de peur j’ai le coeur qui se serre. Alors je me suis excusée avec toute ma culpabilité et j’essaie chaque jour de devenir un être humain qui maitrise pleinement ses émotions mais la route est longue …

Comme l’a dit un commentaire plein de sagesse sur Instagram, sortir des schémas que l’on a vécu et que l’on voit au quotidien est un véritable combat. Le NON, la tape sur les fesses, le cri arrive si vite quand on est à bout.

  • En pratique, ça fonctionne comment l’éducation sans violence ?

J’ai déjà fait un article dessus mais je peux encore en parler ici 😉 Mon fils a 15 mois, je n’ai clairement pas encore tout vécu de son enfance et de son développement de personnalité mais je peux déjà dire que j’aime j’aime j’aime cette éducation.

Oui, il respecte les règles. Oui, il les oublie quand il est fatigué/apeuré/triste/grognon et c’est normal, il a 15 mois. On parle, on détourne, on rappelle encore et encore qu’on préfère que les choses se passent autrement et on lâche prise. Parce que pour le moment son envie est plus forte que sa raison, alors pourquoi lutter contre son cerveau ? Nous ne sommes pas laxistes, nous accueillons les colères mais sans jamais entrer dans le conflit (et dieu que c’est dur :D).

Ce que l’on voit au quotidien, c’est sa confiance en lui et surtout en nous. Très autonome et indépendant, il accoure à la moindre émotion trop importante pour la libérer dans nos bras. Il n’a pas peur quand on s’approche pour dire non, il n’a pas peur de crier ses émotions à n’importe quelle heure (et on s’en passerait volontiers, croyez moi).

A tous les parents, respirez et aimez 😉 et surtout n’oubliez pas qu’on est humains et qu’on fait ce qu’on peut quand on peut ! Reste que nous sommes les adultes, c’est à nous de prendre sur soi et de calmer le jeu, quand on peut 😉

Et surtout, allez consulter si vous êtes débordés. Il n’y aucune honte. J’ai été consulté pour mon fils et on y retourne en avril, parce qu’on ne comprend pas tout et parce qu’on a aussi besoin d’avis éclairés 🙂

Lait de croissance ? Certainement pas !

Et voilà, Bébé a bientôt un an (dans 4 jours, bouuuuh) et se pose la question du lait. Je rappelle qu’il est au lait infantile maternisé de la marque Hipp depuis ses 2/3 mois ! C’est lors d’une visite chez le pédiatre à ses 10 mois que j’ai entendu parler de ce changement de lait, je ne pensais pas que ça venait si tôt. Ni une ni deux, je décide de m’informer !

Résultat des courses : pas de lait de croissance pour Bébémar 🙂 

C’est marketing (coucou les lobbys du lait 😉 )

Il faut d’abord savoir que la France est le seul pays, même en Europe, à préconiser avec autant de ferveur le lait de croissance. Au Canada, pays en avance sur nous pour tout ce qui concerne la santé et la puériculture (trotteur interdit), il est préconisé de donner du lait de vache entier dès 9 mois. Le lait de croissance n’existe tout bonnement pas.

La différence avec la France tient compte de notre histoire avec l’allaitement. Il y a 50 ans, la France a subit un énorme creux de l’allaitement (qui avait commencé dès le début du siècle et a atteint son paroxysme avec la montée de l’indépendance féminine). Puis le retour vers le sein dans les années 1990 a entraîné une forte baisse économique des sociétés de lait infantile. Magie magie, le lait de croissance est inventé !

C’est un lait qui va de un an à 3 ans et qui coûte une petite blinde. Il est vanté comme meilleur que le lait animal (moins gras, moins salé et plus riche en fer) et va permettre de donner un épanouissement certain à l’enfant.

Merci les compositions 

Pour le moment, dans mes recherches, j’étais assez septique mais je laissais encore une grande chance au lait de croissance. Je décide de regarder les compositions lorsque je fais mes courses, comme ça en patientant à la caisse (3 000 personnes, queue jusqu’aux produits laitiers) et mamamia. Que de choses dans ce lait (en plus du fer et des vitamines) … pour une différence ridicule avec le tableau des éléments du lait de vache entier ! Et encore plus avec le lait de chèvre.

Je suis plutôt à cheval sur les compositions de l’alimentation de mon fils. Tout simplement car le cancer est le mal européen de notre siècle. Le manque de recul empêche de mettre des liens entre notre exposition constante (dont l’ingestion) de produits chimiques et les maladies dégénératives (qui existaient bien avant l’industrie mais en si faible proportion). Honnêtement, je ne sais pas (comme tout le monde) si ça a vraiment un lien mais dans le grand doute, je préfère retirer ça de l’alimentation de mon fils (le plus longtemps possible en tout cas).

Les études sur le lait de croissance

Je reviens très embêtée … Je ne comprends donc pas toutes ses études sur le lait de croissance. Je cherche un peu et les réponses arrivent. Les organismes comme l’AFPA (Association Française de Pédiatrie Ambulatoire) ou la SFP (Société Française de Pédiatrie) sont sponsorisés par Novalac ou Galia. Déjà, là, on est moyen bof.

Je regarde ensuite les plans de nutrition français, européens et mondiaux. Le plan français demande une alimentation lactée jusque 3 ans, européen jusqu’un an et mondial dénonce le marketing et infirme le côté indispensable du lait de croissance. L’OMS et l’UNICEF reconnaissent un fort besoin de fer et de vitamines que doivent apporter l’alimentation et non pas le lait industriel. L’EFSA (Autorité Européenne de Sécurité des Aliments) a même déclaré le lait de croissance comme n’apportant rien de nécessaire en plus d’une alimentation équilibrée.

A ce jour, il n’y a AUCUNE étude qui établissent un lien entre lait de croissance et meilleur développement de l’enfant. 

Le lait de vache est mauvais pour la santé

Convaincue par le lait animal, je me mets à chercher sur le lait de vache et tombe encore une fois sur un article édifiant de l’OMS qui compare dans une étude l’ostéoporose des Européens (900 mg de lait minimum par jour, dans nos habitudes) et ceux de l’Inde et du Pérou (300 mg). Et bien, nous avons des taux énormément plus élevés que ces pays, tout simplement parce que l’acidité du lait encourage la déminéralisation de l’os (avec en plus de cela la fixation des toxines). L’OMS est clair et net sur ce point : il faut retenir le calcium dans les os (par les vitamines notamment, que l’on trouve dans les végétaux) et non pas apporter du calcium (et des protéines). Le lait doit être consommé les premières années de notre vie, pas au-delà et pas dans ces quantités astronomiques !

Je ne sais pas encore quoi faire de cette information en ce qui concerne mon fils … Baisser son apport de lait ? Il faut que j’en discute avec le pédiatre. 

Pour le moment, je vais seulement passer au lait animal entier (vache ou chèvre, je ne sais pas encore) et diminuer clairement les apports de lait au sevrage des 3 ans. 

Les sources 

http://www.campus-umvf.cnge.fr/materiel/Exercer_88_p123-126_Laits_de_croissance.pdf
Cet article d’un chef de clinique parisien, très complet et intéressant.

http://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/4103-Le-lait-de-croissance-n-est-pas-indispensable-selon-l-Europe

http://www.carevox.fr/enfants-ados/article/pour-une-decroissance-des-laits-de

Mon fils ne croira pas au Père Noël !

Ouh la méchante maman que je suis de ne pas faire croire au Père Noël ! 😉 Il y a derrière cette décision toute une réflexion qui conduit à dire que non, Bébémar ne croira pas au Père Noël, enfin pas tout à fait ! Il croira au Père Noël comme à un personnage de conte (ce qu’il est hein, faut pas l’oublier) et non comme à une réalité. Mais pourquoi donc ?

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Je ne mentirais pas à mon enfant 

Je refuse tout bonnement de rentrer dans ce jeu du mensonge (oui oui, même si c’est un gentil mensonge très mignon). Nous allons apprendre à notre fils à respecter la vérité autant que possible, ce n’est pas pour leur faire croire qu’un personnage imaginaire existe dans notre réalité … Depuis mon adolescence, j’ai toujours évité les questions de mes petits frères et soeurs, me sentant mal à l’aise quand je voyais des adultes entrer dans des histoires farfelues pour sauver le mensonge qu’il faut à tout prix conserver sinon Noël sera foutu !

La magie de Noël est ailleurs

Est-ce que l’on a besoin de croire à l’existence de Peter Pan pour s’émerveiller et rêver de voler ? Est-ce que l’on a besoin d’entendre que le dragon existe pour raffoler d’une histoire ? Je ne crois plus au Père Noël depuis belle lurette mais j’aime toujours autant regarder des films de Noël, voir les décorations, croiser des Père Noël en faisant mes achats, etc. La magie n’est pas dans la réalité mais dans l’imaginaire, pourquoi vouloir à tout prix faire du Père Noël une personne ?

Noël, c’est à nous 

Pour moi, Noël est à nous. Je vois beaucoup plus de joie dans les yeux de mes petits frères et soeurs depuis qu’ils savent que j’ai fait le cadeau. Ils sont heureux que j’ai pris le temps de fouiner, de me rappeler ce qu’ils ont dit pendant l’année. Il n’y a pas de vieux barbu, juste notre amour qui porte la fête.

Dehors les cadeaux !

Père Noël rime avec « profusion », « cadeaux par milliers », « listes longues comme le bras ». Ce n’est pas ce que l’ont veut transmettre à notre fils. Nous n’avons pas besoin de consommer pour être heureux. Quand je voyais la mine dépitée de mes frangins qui avaient moins de cadeaux que untel, ça m’attristait et m’attriste encore. Je veux que mon fils cherche un cadeau pour ses proches, LE cadeau qui fera plaisir et non pas 5 ou 6 … D’ailleurs, il aura 2 cadeaux de notre part cette année : un pour chaque Noël dans les deux familles !

En conclusion, voilà où nous en sommes de la réflexion. Non à l’existence, mille fois oui au conte et à la magie. C’est un choix que je trouve bien compliqué car il y a aussi beaucoup de pour à donner au Père Noël  mais je crois qu’ils ne sont pas en adéquation avec notre vie. On verra dans quelques années 😉

Et vous ? Pour ou contre ?

Petit edit : Je participerais volontiers au jeu « Dis maman, si le Père Noël patati patata » car les enfants adorent faire semblant. Je veux qu’il joue avec le conte comme il jouera avec les dragons ou Peter Pan, je ne veux seulement pas qu’il pense qu’il existe ailleurs que dans nos imaginations !